‹ La chambre noire et le microscopeChapitre 23 sur 54 · PROCÉDÉS OPÉRATOIRES PHOTOGRAPHIQUES. ICI · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS OPÉRATOIRES PHOTOGRAPHIQUES. ICI

argentifère acidulé, soit d’une solution de bichlorurc de mercure.

Fig. 39. — Effet de l'image négative obtenue photographiquement. (Foiaminifèie, Rosalina globularit.)

FIXAGE ET FINISSAGE

Le développement terminé, le négatif est lavé, on donne du jour dans le laboratoire pour mieux juger les opérations ; la couche sensible peut le supporter. Comme l’action du réducteur n’enlève pas l’iodure d’argent non impressionné, on emploie un désiodurant, soit l’hyposulfile de soude, soit le cyanure de potassium. Ce dernier, dans la proportion de 10 grammes pour 1 litre d’eau, enlève rapidement l'iodure;

mais, dans une trop forte proportion, il rongerait

trop l’image. Il a l’avantage d’être lavé très-facile- «

ment sans abondance d’eau. Comme il s’altère à l’air, il ne doit pas, en conséquence, être préparé longtemps d’avance. On se prémunira contre son action toxique très-subtile ; une simple coupure aux doigts en prohibe l’usage. Sans cela on s’exposerait à de terribles conséquences.

L’hyposulfile de soude le remplace très-avantageusement. Ce qui fait souvent préférer le cyanure, c’est la facililé qu’il présente pour le renforcement après fixage; l’hyposulfite est dissous à concentration dans un flacon et versé sur la glace, ou il repose dans une cuvette où elle est plongée.

Le négatif lavé et égoutté est ensuite revêtu d’une couche de gomme arabique en solution épaisse, pour qu’il puisse résister au frottement pendant le tirage. S’il n’est pas destiné à fournir un grand nombre d’épreuves, la gomme est préférable, étant plus facile à répandre sur la glace que le vernis ; de plus, elle peut supporter la forte chaleur du soleil en cas do tirage d’un négatif dur, comme c’est souvent le cas dans les épreuves photomicrographiques, tandis que le vernis, même de bonne qualité, adhère au papier positif. Le meilleur vernis résineux est celui qui est dans le commerce sous le nom de vernis Schœnée ; pour l’appliquer, on chauffe légèrement la glace sur la lampe

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