PROCÉDÉ AU COLLODION SEC
Le moyen qui consiste à produire un négatif par le collodion humide, tel qu’il vient d’être décrit, est indubitablement le plus simple et celui qui convient le mieux aux manipulations photomicrographiques. Cependant s’il a l’intention de répondre à quelques convenances exceptionnelles, pour les poses prolongées, pour faciliter les travaux de laboratoire, il est nécessaire que l’opérateur y soit initié.
Les divers procédés au collodion sec se résument à
procurer à la couche impressionnable, par un agent chimique préservateur, une longue durée de sensibilité, incompatible avcclccollodion humide employé aussitôt prêt. Les solutions préservatrices sont très-nombreuses ; les principales sont : le tannin, le café, la raisiné, le thé, et l’albumine sur le collodion (procédé Taupenot).
On étend le collodion comme précédemment, et l’on sensibilise dans un bain d’argent de titrage égal, mais un peu acidulé. La glace égouttée est ensuite lavée pour enlever le nitrate d'argent en excès ; de ce lavage dépend une partie de la réussite. On a plusieurs cuvettes dans lesquelles on fait successivement passer la glace jusqu’à ce que l’eau n’en contienne plus de traces ; suivant la texture du collodion , le lavage est , plus ou moins long. On verse ensuite la solution préservatrice dans les proportions reconnues les plus avantageuses, car elles sont très-variables, et on laisse sécher la glace sur l’égouttoir à l’abri de toute lumière actiniquc. Enfin elle est placée dans les cartons-châssis conservateurs.
La durée de conservation de la sensibilité est ert relation avec des motifs tellement complexes, qu’elle est inappréciable; aussi est-il préférable d’en faire usage aussitôt possible. Cette considération s’applique également à l’exposition à la chambre noire, avec cette seule notion que la durée est quatre à cinq fois plus longue qu’au collodion humide.