DIAPHRAGMES
En plaçant devant une lentille, sur le trajet des rayons lumineux et dans l’axe optique, une surface métallique noircie, perforée d’ouvertures circulaires de diamètres variables, on resserre le faisceau lumineux ; ce lait détruit en partie l’aberration de sphé-
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ricité. L’image devient d’autant plus nette que le diaphragme est plus petit, et acquiert par conséquent un degré de finesse relatif ; l’entrée des rayons dans l’objectif, ne se faisant que par cette toute petite ouverture, donne une plus grande profondeur de foyer, faisant mieux ressortir les détails subtils, c’est-à-dire que la quantité dont on a la faculté de mouvoir impunément le verre dépoli ou écran de la chambre noire sans sortir du foyer, est plus forte.
Un objectif, ayant un grand diamètre relativement à sa distance focale, produit des images fausses, inéga-
Ki". U.— Marche des rayons formé* par une lentille passant à travers un diaphragme. E, écran ; L, lentille; D, diaphragme.
lement nettes au centre ou au bord; aussi, dans la photographie ordinaire, les diaphragmes ont une importance encore plus sensible que dans la micrographie, où les objectifs sont très-petits ; l’image est plus vraie, parce que le diamètre est faible relativement à la distance qui les sépare de l’objet à reproduire De
plus le diaphragme n’a de place possible que devant la première lentille, au lieu que, pour les objectifs doubles ordinaires, on l’introduit avec beaucoup plus d’efficacité comme une vanne entre les deux lentilles. Dans lesmicroscopes, il est également impraticable, souvent à cause de la platine, de le mettre tout près de l’objectif ; quand la lumière n’est pas parfaitement parallèle, cela donne une certaine divergence aux rayons ; cet inconvénient se ressent fortement en photographie parce que la moindre obliquité ne produit sur l’écran qu’un éclairage incomplet. Le meilleur diaphragme à employer est une petite pièce* cylindrique avec une ouverture à la partie supérieure ; elle se place dans le système de coulisses verticales, de façon à venir affleurer la platine.
. Quelquefois on peut se dispenser de corriger le pinceau lumineux pour éviter une déperdition assez forte d’intensité d’éclairage, ce qui est à considérer beaucoup quand on veut impressionner une surface sensible. En ne l’employant pas, on a, avec un bon objectif, une image correcte dans la partie centrale seulement ; si elle est suffisante, il n’est pas alors utile de mettre un diaphragme ; et comme il est d’autant plus nécessaire que les grossissements sont plus faibles, on pourra quelquefois s’en passer pour les forts grossissements qui demandent une plus vive lumière, ou mettre dans l’intérieur du tube, après l’objectif, un
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diaphragme intérieur assez large qui reforme un peu l’image sur le bord ; ceux qui sont à graduation sont très-commodes ; avec une vis on recouvre ou on découvre des palettes mobiles, en forme de secteurs, élargissant ou rétrécissant l’ouverture.
Fig. 15. — Diaphragme avec secteurs mobiles graduant l'ouverture.
Les diaphragmes n’ont pas uniquement pour objet d’enlever une partie des rayons périphériques du faisceau, ils sont aussi employés à enlever ceux du centre selon diverses combinaisons, pour faire distinguer des objets délicats au moyen de jeux d’ombres. On a des effets de lumière oblique, en conservant l’éclairage parallèle ; ainsi, tout en ayant fidèlement la forme générale, si l’on recouvre le centre d’un petit disque opaque, on fait apparaître des détails qui n’étaient pas
sensibles avec toute l’ouverture. Les modifications à introduire peuvent être variées selon les formes données à ce genre de diaphragme.
Fig. 16. — Infusoires divers, d'après des épreuves photographiques.
DISPOSITION DES APPAREILS
PHOTOMICROGRAPHIQOES