CABINET NOIR PHOTOGRAPHIQUE
Les installations, différentes selon chaque operateur, se réduisent cependant à deux principes généraux. Le microscope est établi comme l’ancien microscope solaire, et fixé dans la menuiserie d'une fenêtre éclairant une pièce, convertie dans sa totalité en chambre noire, où l’on adapte le microscope d’observation , l’oculaire naturellement supprimé, dans une position horizontale ou verticale, à l’extrémité de la chambre noire portative en usage général dans la photographie. Chacun de ces systèmes a ses qualités et ses inconvénients selon des circonstances variables.
Si les opérations prennent un caractère d’ampli-
tu rie marquée, qu’on ait besoin d’une pièce entière pour établir l’appareil, on se trouve dans l’obligation de satisfaire à plusieurs exigences matérielles. 11 n’est pas toujours possible de donner l’emplacement nécessaire et de le faire concorder avec la situation qu’il doit occuper; l’instrument uniquement consacré à la photographie ne pourra être pas employé pour l’observation, s'il est construit comme microscope solaire ; un héliostal est indispensable; et la mise au point sur le bâti mobile porte-châssis demande quelque complication mécanique pour fonctionner commodément
Nous pouvons citer comme une des installations les plus convenables celle adoptée parM. le docteur Woodward. La pièce convertie en cabinet noir est inaccessible à la lumière; du côté sud s’ouvre une petite fenêtre à côté de l’instrument, pour observer l’état du ciel et régler l'héliostat supporté extérieurement sur une crédence; le microscope est un des grands modèles destinés à l’observation, incliné horizontalement, reposant fixement sur une tablette et ajusté à un trou circulaire percé dans un petit
APPAREIL PHOTOMICUOtîUAPHIQUE. 17
volet ; la fenêtre voisine est vitrée d un verre jaune. Si l’on ne fait pas usage de l’héliosfat, une petite tringle amovible de l’intérieur permet l'ajustement d'un miroir monté à coulisse. En face, dans le plan diamétral optique, s’élève un bâti mobile portechâssis, avançant et reculant sur des rails gradués pour indiquer par une simple lecture la distance entre l’objectif et l’écran. Afin d’obvier à l'inconvénient de mettre au pointa distance, parla vis même de l’instrument (ce qui est gênant pour les myopes), une tige, fixée au bâti et agissant à tout endroit de la course sur des poulies et des courroies, fait manœuvrer lavis micrométrique.
Fig. 1. — Installation du microscope dans un cabinet noir avec héliostat extérieur.
Cette disposition a reçu une modification par M le docteur Maddox ; le bâti, aii lieu de se mou voir sur des rails, glisse sur les coulisseaux gradués
d’une longue tablette, et le microscope est monté sur une plate-forme mobile, pour pouvoir être reculé ou avancé selon les besoins. Extérieurement un hélioslat de son invention réfléchit les rayons solaires.