SCENE X
LA COMTESSE, seule, avec dépit.
Allons, je n'ai pu parvenir à fixer son attention... il. est si loin' de se douter que je suis ici... près de lui... sans cela, mon cœur me le dit... il aurait tout oublié pour ne songer qu'à sa femme... quelle sera sa joie... (juelle douce surprise pour lui, qui se plaint dans toutes ses lettres que de graves intérêts, que les affaires de l'état nous tiennent toujours éloignés l'un de l'autre!... j'ai eu le courage, moi, et sans l'en prévenir, d'entreprendre ce voyage pour le rejoindre. . . l'embrasser, lui remettre cette bague sur laquelle j'ai fait graver son chiffre et le mien, et lui dire :
Ain : On a peur de loui la tiuit, (L'Ange gardien, 2""= acte Dochc )
Que ce gage précieux Te rende fidèle ; (Jne par lui, prestige heureux !
.le sois en tons lieux
l'ié.scnte ;i 1rs yeux , !• t qu'il te rappelle
Ces jours heureux
I'a>sos à deux.
Et .si quelque noble dame
Veut par un regard flatteur
Te faire oublier ta femme.
Que cet anneau prolecteur
Me garde toujours ton cœur.
Que rc g«gc, etc.
(Remontant la .scène.) Ah ! c'est lui I il est seul enfin !... mais comme il paraît préoccupé,
rêveur! Pauvre Edmond! encore les
affaires de l'état sans doute... la politique! toujours la politique !
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S'IÈNE XI.