JANVIER
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Paris (p. S.-ï.).
Cerisiers. . .
Troyes. . . .
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Nancy. . . .
1. I/êcart entre les températures extrêmes peut dépasser exceptionDollcinent 5C<>. Ainsi, pour
Tannée 1SU3 (hiver rigoureux, été chaud et sec) on a relevé les écarts suivants : Troyos 00®, 1, (.-crisiers tlhailley (pays d’Othe) CUàtel-Chébéry (Argonuo) 59®. Du 15 au 20 janvier 1893, le
thermomètre s’est abaissé à —21® à Somnicsous (Champagne Pouilleuse) et à — 2-1'' à Wassy (Champagne Humide) [«S’ertt. hydrom. de la Seine, résumé des ob.»ervations, année 1893, p. 25]. Sur les effels de la rigueur de certains hivers exceptionnels, autres que celui de 1709, dans la Champagne et la llrio, cf. les Mémoirea de Claude Hatok (collect. des Doenn, tnéZ.), t. I, p. 391*392; t. U, p. 510, 657.
2. Ces moyennes portent sur les périodes suivantes : Uouen, 1891-1900 (d’après Anoot, A. B. C.
Physionomie Thermique des divers IVlois a Reims
(Période 1896-1901)
il^oyenne des maxima
I nmivvvivnvmixxxixn
Moyenne des Minima W\ensuels absolus
(Période 1893-1900)
Comparaison entre Paris et Sommesous.
Paris ParcS^ Kiaur /mit 39':
1 nmivv viAravniixx xixii
(D'après les observations du Serv. bydrom. du bass.dela Seine.)
HANCr.UTH BSAOER L*VAAULT a O*
TIÎMPÉRA.TURE
On ne s’étonncrix donc point de constater des minima mensuels absolus plus bas en Champagne (Cerisiers-Soinmesous) qu’à Paris (parc Saint-^Iaur), phénomène qui dénote en Champagne une atténuation de l’inHuence maritime au profit des influences continentales (*).
Température minima : saisonnière et mensuelle (période 1893-1900).
La rudesse de la température s’accentue donc, en hiver et au printemps surtout, depuis la région de Paris jusqu’au cœur des plateaux lorrains et aux confins de l’Ardenne: ainsi s’explique l’accroissement du nombre des jours de gelée et des chutes de neige dans cette direction. '
Nombre moyen de jours de gelée (période décennale 1891-1900; [*].
Paris (p. S.-M ) . . . 61,1 Voiiziers 70
Melun 57, H Bar-le-Duc 82, b
Troyes 80,3 Charleville 82,5
Châloiis 80,3 Nancy 91,8
Nombre moyen de jours de neige (période décennale 1890 1899).
Paris (p. S.-M.) . . . 13,1 Chaumont 17,6
Melun 10,4 Bar-le-Duc 15,5
Troyes 13,4 Charleville 20,3
Châlons 8,3 Nancy 20,8
Lorsque, au milieu de l’hiver, on quitte Paris par une température douce et en plein dégel, pour se rendre en Lorraine par la voie ferrée de Nancy, au bout de quelques heures la campagne apparaît couverte
1900, I, B., p. 52-53); Troyes, 1878-1901 ; Langres, 1878-1897 (d'après l’abbé Raoi.ot). Toutes les autres sont basées sur la période décenoalc 1892*1901.
1. Il faut également tenir compte des différences de latitude et surtout d’altitude pour expliquer les écarts entre les moyennes de ces trois stations.
2. Les rolatiuns entre ces moyennes sont confirmées par les observations qu*a recueillies M. Pas- BPRAT (<471/10/. âe géogr.f 15 mars 1902, carte de la répartition des jours de gelée en France).
de neige, à partir de Vitrv-le-François dans les plaines du Perthois, aux portes du Barrois ; et, lorsqu’on arrive à Nancy, on constate une température plus ou moins voisine du point de glace.
Ces particularités climatériques se manifestent également dans la marche des divers phénomènes de la végétation et de la vie animale. Ainsi qu’il résulte des nombreuses observations rassemblées par 31. AngOT, la végétation apparaît un peu moins avancée au printemps dans la plus grande partie de la Champagne que dans la région de Paris; par contre, elle est un peu plus précoce qu’en Lorraine; la moisson du seigle se fait plus tôt dans les plaines champenoises que sur les plateaux lorrains; les vendanges sont un peu plus tardives dans le Barrois et le Toulois que dans le Vignoble de la montagne de Reims. Pour les mêmes raisons, les hirondelles font leur apparition en Champagne quelques jours plus tôt et repartent un peu plus tard que dans le nord-est de la France. Ün remarquera que ces petites inégalités sont en relation avec l’altitude des stations considérées: plus l’altitude s’accroît, plus elles sont accentuées ^').
Marche comparée des phénomènes de la végétation et de la vie animale en Champagne et dans les contrées circonvoisines.
I\’omhre de jours depuis le 1" janvier (moyennes parlant sur la période 1S8l-1S90)[-].