Davis, toc. cit.f p
2. D’après Plessibu, la formation des vallées creusées dans la falaise aurait précédé le dépôt des as!*ises tertiaires qui surmontent la craie (loc. ctL, p. 4, M-15, 17, 33, 51).
4000 hectares ('). Ces prairies marécageuses et peu salubres du petit Morin, au milieu desquelles s’entrecroisent des fossés bordés d’aunes et de frênes, sont environnées d’une ceinture de petits villages ; les moines en affrontèrent jadis le voisinage : saint Gond y fonda l’abbaye d’Oyes et les cisterciens créèrent en 1142 l’abbaye du Reclus sur le territoire de la commune de Saint-Prix.
C’est dans le Vignoble, depuis les côtes de Vertus jusqu’à la trouée de l’Aisne, que la bordure du massif tertiaire présente les accidents les plus remarquables. Au nord des marais de Saint-Gond, le mont Blanc (240 mètres) entre les villages de ^lesnil-sur-Oger et Vertus, est l’extrémité d’un anticlinal crayeux ; de chaque côté, la craie s’abaisse soit vers le synclinal occupé par le petit iNIorin, soit vers celui où coule la Marne depuis Epernay jusqu’à Châtillon ('). Là, sur la lisière des plateaux, le Surmelin présente un nouvel exemple de déviation de cours d’eau : ce ruisseau de la Brie et la Soude champenoise ont dû jadis constituer un cours d’eau continu à direction conséquente (®) ; le Surmelin est un ruisseau décapité dont le cours supérieur a été détourné par la Soude directement vers la Marne ; la dérivation paraît remonter à une époque assez reculée, car il n’existe aucune trace de gorge au coude de capture 5 le petit sillon delà Berle, affluent de la Soude, est un tronçon de l’ancien cours d’eau Surmelin- Soude : aujourd’hui les sources du Surmelin, sur le plateau tertiaire non loin de iMontmort, sont situées à 16 kilomètres environ du point où elles se trouvaient quand le phénomène de capture s’est produit. Aux approches d’Epernay et du val de iMarne, un monticule isolé et boisé, le mont Bernon, dont le sommet est constitué par des sables et l’argile plastique surmontés de calcaires grossiers {*), se dresse en avant d’un ravin pittoresque, très ramifié, au fond duquel coulent le Cubry et son affluent le Sourdon. L’abondante fontaine du Sourdon, dont le débit en vingt-quatre heures est évalué en moyenne à 8000 mètres cubes, jaillit dans le parc de Saint-Martin d’Ablois, à une altitude de 169 mètres, au milieu des rochers de la meulière (').
1. Ku IGüS, l’iiitcndaut de Champagne en avait projeté le dessèchement qui ne fut jamais réalisé ; depuis 1855) les propriétaires des villages riverains so sont syndiqués ahn d’cnti*cteuir les travaux de dessèchement. L’exploitation des tourbières est médiocrement active. £n 1901, les marais de Saint- Oond et ceux de La Superbe, aux environs de Pleurs, comptaient 8 tourbières, 30 exploitations occupant 75 ouvriers et fournissant 2 810 tonnes de tourbe. La plus grande partie de la tourbe est employée au chauffage domestique, le reste est veudu comme litière en Champagne.
2. Dollfüs, loc. cit., p. 40-11. Cf. Une coupe de la falaise, près de Vertus, par Mel’OT {liulUt. de la Soc. géolog.f 3*^ série, t. I r, 1872-1873, p. 49).