SOMMAIRE. IX
Situation respective d'Artaud et de Hugues. Celui-ci a un protecteur puissant en son oncle le comte de Paris. Les rois Louis et Othon tiennent un plaid pour décider entre les deux archevêques. Rien n'y est arrêté. Trêve entre Louis-d'Outremer et le comte de Paris. Dans un premier synode, tenu à Verdun, l'archevêché de Reims est attribué à Artaud. Cette décision est confirmée par un autre synode, qui ne tient aucun compte des injonctions du Saint-Siège en faveur de Hugues. Enfin, un synode universel se réunit à Ingelheim, présidé par Marin, vicaire du Saint-Siège, en présence des rois Louis et Othon. Il doit juger deux grandes causes, Tune entre Artaud et Hugues, l'autre entre le roi de France et son vassal le comte de Paris. Dans un discours d'ouverture, Robert, archevêque de Trêves, fait ressortir les intérêts communs de la royauté carlovingienne et de l'archevêché de Reims. Louis-d'Outremer expose ensuite ses griefs contre le comte de Paris. Puis Artaud raconte tout ce qu'il a eu à souffrir pour son attachement à Louis-d'Outremer. Le concile se prononce en faveur d'Artaud. Il déclare le comte de Paris envahisseur et ravisseur du royaume de Louis. Ce verdict est le dernier avantage obtenu par la dynastie carlovingienne contre les premiers Capétiens.
Othon-le-Grand envoie Conrad, duc de Lorraine, au secours de Louis-d'Outremer. Le château de Montaigu est pris par Conrad et Louis, qui marchent ensuite sur Laon et ne peuvent s'en emparer. Le comte de Paris attaque Soissons avec une armée de Normands, et y fait beaucoup de mal. Il met à feu et à sang les domaines de l'archevêché de Reims. A Trêves se réunit un synode, sous