‹ La chanson de Fortunio operacomique en un acteChapitre 17 sur 71 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les Mêmes, MAITRE FORTUNIO.

FORTUNIO, en dehors de la grillé.

C’est moi!

VALENTIN et LAURETTE.

Maître Fortunio !

FORTUNIO, sonne à tour de bras.

Que vois-je ! mon second clerc avec ma femme! Babel! ma def! Ahlla voici! (il entre.) Restez, monsieur!

LAURETTE

El» bien, mon ami, et ce feu?

Le feu! madame ! le feu n’était pas au Châtelet, vous le savez bien; c’est ici qu’il était, le feu! On a voulu m'éloigner! et vous étiez du complot.

LAURETTE

Moi, monsieur?

Oui, vous, madame ! vous désiriez rester seule avec ce jeune homme qui est brun et qui vous aime.

LAURETTE

Lui m’aimer!

VALENTIN, à part.

Et c’est lui qui le lui apprend.

On ne me trompe pas moi, madame ! avouez donc tout 1 vous croyez que je ne sais pas qui transporte mes plates-bandes sur vos fenêtres, qui piétine, la nuit, dans les allées ratissées le soir par moi , qui barcarolle au clair de la lune sous votre balcon. Tenez, madame, tenez, voici ses traces, elles parlent d’clles-mômes, je ne leur fais rien dire !

LAURETTE, à part.

Lui! c'était lui!

VALENTIN, à part.

Mon Dieu ! elle ne paraît pas irritée !

Ah ! vous voilà penaud, monsieur le larron d’honneur ! est ce que vous me prenez pour un maître André? croyez vous que je sois un de ces maris qu'on dupe? A d’autres! vous u’êtes pasassez dissimulé!... Ah! vous étiez triste, inquiet... vous n’alliez plus au bal le dimanche avec vos camarades, plus d’appétit, plus de cœur aux grisettes.

VALENTIN, à part.

Va toujours!

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