‹ La chanson de Fortunio operacomique en un acteChapitre 19 sur 71 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Mêmes, TOUS LES CLERCS.

Guillaume parait au Tond, tenant sous le bras une grisette.

Si vous croyez que je vais dire Qui j’ose aimer !...

FORTUNIO, parlant sur le chant.

Heinl les oreilles me cornent ! Cet air ! d'où sort-il?

Landry à droite, même jeu.

le ne saurais, pour un empire,

Vous la nommer 1...

Ma chanson!... mon Dieu! mon passé qui sc dresse devant moi!...

satuhnin à gauche, même jeu.

Du mal qu'une amour ignorée...

Sylvain, même jeu à droite.

Nous fait souffrir !...

Deux ! trois ! tous mes clercs avec des femmes ! Elle en fait de belles, ma chanson ! Arrière ! fantômes de ma jeunesse!..,

friquet, au fond avec Babet.

J’en porte l’Ame déchirée Jusqu’à mourir!

FORTUNIO, courant à Friquet.

Tous ! tous ! jusqu’à Friquet !... Ah ! misérable, tu payeras pour eux ! serpent, où as-tu trouvé cette chanson ? Ah ! tu m’as envoyé au Châtelet! 11 n’étàit pas dans le feu, le syndic, je l’ai trouvé dans le bain ! Va- t'en ! va-t'en! je t’étranglerais !... Non! je te livre à la maréchaussée ! (il le repousse violemment. Furieux.) Où est ma femme ! Babet 1 où est ma femme ? qui m’a pris ma femme?

LAURETTE

Mais, me voici, mon ami !

Madame, je vous chasse ! Non, rentres, rentrez dans vote appartement! (Aux clercs.) Et vous, misérables, je vous chasse tous!

(Les clercs se mettent à rire et poursuivent Fortunio, qui remonte au pavillon. Ils chantent à tue-tête, ainsi que lesgrisettes.)

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