Je corrige, avec M. Chabaneau, El au v
2. Guiilem du Baus, dit delComas, prince d'Orange de 1 1 82 à 121 8, et qu'un privilège impérial, resté sans effet, fit un moment roi de Vienne et d'Arles (Rev. des Soc. sav. 6, II, 43640). Nous n'avons d'ailleurs aucune mention d'une alliance à ce moment entre lui et le comte de Toulouse. Si réellement cette alliance eut lieu, elle ne dura pas longtemps, car il est impossible de ne pas reconnaître le prince d'Orange dans le f Bans • qui paraît au v. 3848, parmi les ennemis du comte de Toulouse, avec Orange et Courtheson. La contradiction entre ces deux mentions si rapprochées et si différentes peut n'être qu'apparente, car il se peut que le
d'alliance et de pairie. Et le jeune comte entra en Venaissin, désireux de prendre l'hommage de Pernes, de Malaucène, de Baumes et de maints châteaux qui lui appartiennent, et d'y mettre garnison. [3845] Mais dans peu commencera le mal, le dommage, la lutte, car les clercs et l'évêque1 lui sont
copiste ait omis quelques vers qui l'expliqueraient on l'atténueraient. — Cette guerre fut fatale au prince d'Orange. En 1218 il fut pris par les Avignonais, partisans du comte de Toulouse, et misérablement mis a mort (c ...non solum occisus sit, sed etiam in frusta f concisus i, lettre du pape Honorais, Teulet, Layettes du Trésor, I, 467 a; cf. Vaissète m, 307). — Voici ce que nous savons des rapports de Guillem du Baus avec le comte de Toulouse : 1210, juillet 10, accord à la suite duquel Guillaume se reconnaît l'homme du comte pour certaines terres (Teulet, Layettes, n* 931). — A une époque indéterminée, selon toute apparence peu avant le concile de 1215, il se rendit à Rome avec l'évoque Folquet et l'abbé de Citeaux, c per mal del coms de Tolosa, e per adordenar c crozada, e per deseretar lo bon comte R. » (Vie de Perdigon, Paru. occ. p. 114.) — 1215, février 4, une lettre d'Innocent III nous apprend que Guillem du Baus avait usurpé les terres de Provence que le comte de Toulouse tenait de l'Empire, et prétendait agir selon mandement spécial du Siège apostolique. Le pape ordonne au légat de prendre sous sa garde ces terres c ut in delic beratione finali, de ipsa possimus libère ordinari » (Teulet, n9 1099). Ces terres d'Empire sont précisément celles que le pape réserva au jeune comte, et sur lesquelles celui-ci s'appuya pour recommencer la guerre contre Simon de Montfort. Il est donc évident qu'à ce moment aucun accord durable ne put s'établir entre le comte de Toulouse ou son fils et le prince d'Orange. — Guillem du Baus protégeait les troubadours et trouvait lui-même. Nous avons de lui une tenson avec Raimbaut de Vaqueiras (voy. Diez, Leben u. Werke d. Troubadours), quelques couplets, relatifs à des faits de guerre, échangés avec Gui de Gavaillon qui tenait, comme on l'a vu plus haut, p. 201, pour le comte de Toulouse (Parn. occit. p. 272), et un couplet en réponse à Ugo de Saint Cire (Archiv. /. d. Stud. d. neueren Sprachen, XXXIV, 410).
1. Uavesques dans le texte, v. 3847. Si c'est l'évêque, au sing., il s'agit de l'évêque de Toulouse, mais il se peut que cette forme soit employée avec le sens du plur., les évoques en général.
hostiles ; le prince du Baus lui fait la guerre , et le glouton et avare R. Pelet1, et Nîmes, Orange et Courthegon*, [3850] Reiambaut de la Galm3, Joan de Semic le Bon4, Lambert de Montélimar5 et Lambert
1. Seigneur d'Alais. Il fit hommage à Simon de Montfort le 14 juillet 4217, par acte passé au Pont-Saint-Esprit (Molinier, Catalogue, n' 145; cf. n° 179). Il prétendait avoir des droits sur le comté de Mauguio, et les fit valoir auprès d'Innocent III, qui, par une lettre du 23 mai 1213 (1. XVI, epist. lv; Potthast, n» 4734), le renvoya devant son légat.
2. Gh.-l. de c. de Pair. d'Avignon. Gourtheson appartenait au prince d'Orange.
3. Un c Raymbaudus de Calma i (Lachau, cant. de, Séderon, arr. de Nyons), descendant de celui-ci, parait en différents actes du commencement du xrv* siècle : voy. Y Inventaire des archives des Dauphins de Viennois ... en 1346, p. p. M. l'abbé G.-U.-J. Chevalier, n« 1321, 1327, 1369, 1403.
4. Johan de Semic bos. L'épithète bos, qui apparaît de même accolée à un nom propre, au v. 7191, est de pur ornement. Elle était pour ainsi dire inséparable de certains noms. Ainsi M. Curie- Seimbres nous apprend que les chefs de la famille d' Antin s'appelaient tous indistinctement Bo, et que le même surnom était usité dans d'autres familles du Bigorre (Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, 10e année, 1867, p. 101, note 2); cf. c Pons Bo », dans H. Vidal, Bartsch, Denkmaler, 167, 4; gens est employé de même ça v. 9459.
5. La biographie de Perdigon nous apprend qu'il était gendre de Guillem du Baus, ci -dessus mentionné. H avait eu des démêlés avec les légats à cause de diverses exactions : voy. une lettre du légat Milon dans Migne, Innoc. III opéra, m, 132; cf. Bréquigny et Pardessus, Table chron., IV, 453; et une lettre d'Innocent du 15 avril 1211 (Potthast, n9 4229), 1. XIV, ep. xxxix. En 1198 un c Lambertus » (celui-ci ou son père) parait comme co-seigneur de Montélimar, avec Guiraut Adémar (Cart. muni* cipal de Montélimar, p. p. l'abbé C.-U.-J. Chevalier, n° n). — On va voir que son co-seigneur Guiraut Adémar (ci-après p. 206, n. 5) appartenait au parti opposé; ce que confirme P. de V.-G. (Bouq. 109 b) : € Guiraldus autem Ademarî, qui erat dominus
c Montilii pro majori parte, erat cum adversariis comitis sed ho-
c mines de Castro [Montélimar) receperunt comitem. Quidam enim
de Limoux, et maints autres au cœur méchant et faux. Mais de ce côté s'élèvent contre eux Marseille et Tarascon, l'Isle, Pierrelate et Gui de Ca va il Ion, [3855] Adémar de Poitiers1 et son fils Guilhamos*; Guillaume Arnaut de Die 3, homme puissant et courageux, Bernisde Murens4 avec d'habiles compagnons, Guiraut Adémar6 et son fils Guiraudet6, Raimon de
i miles nomine Lambertus, consanguineus dicti Guiraldi, qui erat c alter dominus Montilii, adhaerebat et semper adhaeserat comiti. i
1. Adémar II, comte de Valentinois et de Diois, qui en 1209 marchait avec la croisade (voy. v. 269), mais qui depuis avait naturellement suivi le parti du comte de Toulouse son suzerain (Du Chesne, Ris t. généal. des comtes de Valentinois et de Dioiê, p. 7). P. de V.-C. revient à plusieurs fois sur l'hostilité de ce personnage à l'égard de Simon de Montfort; voy. Bouquet, p. 91a, 109 a, et, ci-après, la note sur le v. 5688.
2. t Willelmus > dans les chartes (p. ex. Cari, de N.-D. deLéoncel, p. p. l'abbé Chevalier, n° xciv). U mourut, avant son père, en 1226.
3. Bien que Amaut soit la forme donnée en toutes lettres par la réd. en pr., et par le ms. du poème au v. 5697 (au v. 3856 il y a simplement W. Ar'), ce personnage est peut-être le Willelmus Artaudi qui figure dans le cartulaire de l'église de Die, n° xxxin de l'édition de M. l'abbé Chevalier.
4. Bernard de Murène dans la rédaction en prose. U reparaît plus loin (v. 5697) sous le nom de Berbo de Murel. Dans ce second cas la réd. en prose ne le mentionne pas.
5. Seigneur de Montéiknar, et vicomte de Marseille en partie; voy. les extraits du cartulaire de S. Chaffre publiés par l'abbé Chevalier, p. 38-9 (dans le t. II des Documents inédits relatifs au Dauphiné publiés par l'Académie Delphinale, 1868). C'est lui (f G. Aderaari ») qui est mentionné, en 1210, dans un accord entre l'évoque de Die et Adémar, comte de Valentinois (Cartul. de l'église de Die, p. p. l'abbé Chevalier dans, le même volume, n* xxi). On a des chartes données conjointement par ce personnage et par son fils f Geraldetus » en 1222 et 1228 dans le Cartul. de Moniélimar1 p. p. l'abbé Chevalier, n" xn et xv. Le sceau de Guiraut Adémar est décrit par l'abbé Chevalier, Cart. de Montél., p. 26, et par M. Douëtd'Aroq, Invent, des sceaux, n*U33.