‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 185 sur 303 · Les Français · texte numérisé non relu

Les Français

6. La rue Saint-Jacques est tout auprès de la porte de Montoulieu, dans la direction du nord.

340 CEOI8ÀDH COXTU LIS ALHOHN8. [4246]

marais furent ensanglantés. Bernait de Gomminges s'y est bien comporté, qui, avec sa brave compagnie, vaillant et attentif, du côté du Château où étaient leurs équipages, [6035] a fortifié et gardé les débouchés et les passages, en quoi il mérite louange et estime. — Seigneurs, » dit Alain, c je vous vois tous rendus; chevaliers, qui peut nous avoir surpris? Gomme voilà France honnie et notre prix perdu, [6040] quand une troupe méprisable nous a vaincus et mis en pièces ! Mieux vaudrait être tous morts ou n'être pas nés, puisque des hommes sans armes nous ont tous abattus. > Les Français se retirent, mais à l'intérieur il en est resté qui furent par la ville traînés et pendus. [6045] Et les vainqueurs s'écrient : c Touc louse ! le salut est venu ! > Désormais le bien commence et le mal s'accroît entre les deux partis '.

Entre les deux partis s'est accru le tumulte. Hors de Toulouse est tout l'orgueil, toute la hauteur. [6050] C'est le comte qui gouverne Toulouse et la tient debout, car lui et son lignage y ont vécu de longues années. Dieu la lui a rendue, et il le fait bien paraître, puisque avec une faible compagnie et sans auxiliaires étrangers*, dépourvu de tout, sans armes, rien qu'en agissant sur les cœurs [6055] il a chassé de là Français et Normands. Et le Seigneur miséricordieux envers les pécheurs qui pardonnent à autrui, maintenant

Page 1