G.-à-d. c antique >, plus particulièrement c romain
2. Ge nom et ce surnom étant assez fréquents (cf. w. 2401 et 2458), il est difficile d'identifier le personnage qui les porte ici. Un Arnaut de Montagut figure en 1201 dans une charte de R. Rôgier, vicomte de Béziers (Doat, GLXIX, 93); un autre en 1224 dans un acte d'échange entre Matfre de Rabastens et le comte de Toulouse (Teulet, Layette» du Trésor n° 1680); en 1227 dans une charte de Guill. Peire, évoque d'Albi (Doat, CV, 278); en 1231, avec la qualification d' c Aibiensis miles », dans une transaction entre l'abbaye de S.-Audart (Montauban) et le comte de Toulouse.
3. En septembre 1214, Raimon, vicomte de Turenne, fait hommage à Simon de Montfort pour les biens de « B. de Casnac » et de son épouse c Helvis ». Ces biens avaient été confisqués au profit de Simon c propter gravia et enormia delicta que adversus Deum c et sanctam matrem £cclesiam et dominum nostrum S. comitem f de Monteforti in pluribus commiserant », et par Simon concédés au vicomte de Turenne. L'acte parait être une restitution déguisée, parce que le vicomte s'y porte garant de la fidélité de B. de Gasnac (Doat, LXXV, 55; Molinier, Cotai. n« 88). On y voit
c vous nous verrez venir, s'il plaît à Dieu, à Pâques, c Et vous, travaillez à fortifier la ville, tandis que c vous en avez le loisir. > Le conseil se sépare dans la joie et l'allégresse, et on le vit bien à l'œuvre.
Et on le vit bien à l'oeuvre et à tous les métiers1, [6855] tant il y eut, au dedans comme au dehors, d'ouvriers qui fortifièrent la ville, les portes, les terrasses, les murs, les bretèches, les échafauds à double étage, les fossés, les lices, les ponts, les escaliers. À l'intérieur de la ville de nombreux charpentiers [6860] font des trébuchets doubles2 au tir rapide, de sorte
mentionné, comme ayant appartenu à c B. de Casnac i un château c de Allac » qui est maintenant Aillac, cant. de Garlus, arr. de Barlat, sur la r. d. de la Dordogne. Casnac est Cazenac (manque sous cette forme dans le Dict. des Postes), cant. de Barlat, à8 kii. environ au S.-O. de cette ville; voir De Gourgues, Dict. topogr. de la Dordogne. Le pays de Bernart de Gasnac étant ainsi déterminé, on peut selon toute vraisemblance identifier ce personnage avec un Bernart que mentionne P. de V.-C. (Bouquet, 98 d et 104 c) et qui est surnommé c de Gasnacio > dans l'édition de Du Ghesne, c de Gausacio » dans celle de D. Brial, c Bernart de c Ganac t dans l'ancienne traduction française du ms. Noblet de la Clayette, la vraie forme devant être en latin c de Gasnaco ». En effet, ce Bernart, qualifié par P. de V.-G. de c homo crudelissimus c et omnium pessimus », était selon le même historien beau-frère du vicomte de Turenne, et Occupait un château de Montfort, qui, d'après le contexte, est indubitablement Montfort, com. de Vitrac, sur la rive droite de la Dordogne, entre Gazenac et Aillac.
1 . Il semble que ce soit le mot obra qui ait amené mestiers, qui n'a guère de signification ici.
2. Je ne vois pas ce que signifie « double », sinon peut-être que ces trébuchets étaient d'une dimension extraordinaire.