Amanieu V d'Albret, voy. p. 68 n
5. Je ne suis pas en état d'identifier ce nom ; il ne peut s'agir, bien entendu, ni de Bernart ni de Guillem de Semer, mentionnés ci-dessus, yy. 8885 et 8889, au nombre des partisans du comte de Toulouse.
6. La construction du texte est embarrassée, ce qui m'oblige à suppléer ces mots; p.-ô. y a-t-il une lacune. — Il est bien établi par ce passage que le siège avait été mis devant Mannande avant l'arrivée du prince, que le poète place bien plus tard (voy. v. 9239 et suiv.), lorsque le siège avait déjà duré un temps indéterminé et les croisés ayant reçu dans cet intervalle des renforts (v. 9231 et suiv.). Guill. de Puylaurens, an contraire, suivi par D. Vaissète (in, 310), donne à entendre que le siège fut mis devant Mannande par
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beaucoup d'autres barons, arec aussi les hommes du pays, le comte Amauri a mis le siège devant Marmande1, [8955] mais il s'en repentirait si le roi2 n'était venu, car il y avait dans la ville pour la défendre Gentule d'Astarac3, un riche vaillant jeune comte,
le jeune roi. Mais ion récit, qui débute par une grosse erreur historique, ne peut tenir devant le témoignage du poème. Voici ses paroles (ch. xxxu ; Bouq. XIX, 213 b, 214 ▲) : c Ânno autem seqoenti ab incarnatione Domini m go xîx, dominus Ludovicus, illustris régis Philippi filius, cum in deditionem cepisset Rupellam (D. BriaX fait remarquer que la prise de la Rochelle est de 1224), quam expugnaverat contra regem Àngliœ, cum exercitu suo venire ad versus Tolosam disposait peregrinos : cui yenienti obvium fuit obsidere castrum quod dicitur Marmanda, quod erat comitis Tolosani, quod, ejus[dem] comitis mandate, cornes Astariaci, Gentullus nomine, et magnâtes Arnaldus de Blancaforti et Guillelmus Arnaldi de Tartalcer et milites multi susceperunt defendendum ; et cum per dies aliquos eos dominus Ludovicus expugnari fecisset, cognoscentes obseesi quod diu ferre non posseAt belli instantiam, data eis belli securitate, ejus se carceri reddiderunt et villam, ductique sunt capti apud Podium -Laurentium, servandi donec qui capti tenebantur a parte altéra redderentur. »
Des trois défenseurs de Marmande que nomme G. de Puylaurens, deux seulement sont mentionnés par le poème : Gentulle et A. de Blancafort; quant au nom que D. Brial a lu c Arnaldi de Tartalcer », D. Vaissète (m, 310) le modifie en € Guillaume Arnaud de Tan talon i, l'identifiant ainsi avec un personnage qu'on voit plus tard paraître avec le titre de sénéchal d'Agenais (Teulet, Layettes, 2487, 2739, 2874-5, etc.).
1. Amauri était devant Marmande le 22 mai 1219 (Molinier, Catalogue, n* 171). On a vu plus haut (v. 8784) que le jeune comte avait repris possession de cette ville.
2. Le fils du roi, ou le jeune roi, plus tard Louis VIII. On a déjà rencontré plus haut la même expression ; voy. p. 169 n. 4.
3. Il s'était détaché depuis peu du parti des croisés, car le 23 déc. 1216 encore il se portait garant d'un hommage fait à Simon de Montfort (Molinier, Catalogue, n" 138). Il fit hommage au roi de France lors du traité de Meaux (Teulet, Layettes, n* 1999). Il
hardi et bien enseigné, loi et le preux Amaneu et le vaillant Azamfres1, Arnaut de Blanchafort2, Yezian de Lomagne 3 , [8960] Amaneu de Bouglon 4, Gaston 5 , Guillem Amaneu6 etles deux [seigneurs] dePampelonne7. Les hommes de la ville, les sergents, le peuple, les damoiseaux, les archers, les Brabançons, les Tiois, munirent la ville, les fossés et les tours [8965] d'épées et de lances et de bons arcs turcs. Et le comte Amauri les a si vivement poussés que par eau 8 et par terre le carnage s'est étendu. Et les hommes de la ville se sont si bien défendus; ceux du dedans comme ceux du dehors ont reçu et donné tant de coups [8970] avec les épées, les masses, les lames de Cologne9, que le sol est couvert de sang et de cadavres, pâture abondante pour les oiseaux et les chiens.
est encore témoin à un acte de 1280 (Teulet, n» 2077).— Voy. sur ce personnage Y Art de vérifier les dates , n, 282*3.