‹ La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencéeChapitre 60 sur 303 · S'adressant au comte de Toulouse · texte numérisé non relu

S'adressant au comte de Toulouse

3. Déjà plus haut (y. 1676) ce môme bon vouloir a été constaté.

4. P. de V.-G. ne dit rien de la reddition de Bruniquel. Il rapporte au moment de la capitulation de Montferrand l'accord de Baudouin avec Simon (ch. liv).

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Le bon comte Baudouin se met au retour après avoir régie son affaire avec le comte fort, et s'en vient à Toulouse, pour parler avec son frère, qui jamais ne l'aima guère*, ni ne voulut lui rien donner comme on fait à un frère, ni l'honorer en sa cour. [1735] À deux ou trois reprises il le requit de jurer sur les saints qu'il se tiendrait du côté des croisés, mais il ne put faire phis '. Il a pris congé de lui, n'y voulant plus séjourner, et retourne à l'ost pour garder son serment. [1740] Ce nonobstant il (Baudouin) ne lui aurait pas fait une dure guerre, s'il (Raimon) ne l'avait fait si injustement dépouiller de Bruni quel*.

4 . Gela veut dire sans doute que Baudouin ne put amener, malgré tous ses efforts, son frère Raimon à prêter serment aux croisés. Le texte est ici rédigé d'une façon fort obscure. Fauriel traduit : c D (Raimon) lui promit, au contraire, deux fois ou trois par ser- « ment, de s'arranger avec les croisés, • interprétation forcée et invraisemblable. P. de V.-G. laisse entendre, mais d'une façon peu explicite, que Baudouin fit des efforts pour rattacher son frère à la cause des croisés : • Bgressus igitur cornes Balduinus c de castro (Montferrand), venit ad fratrem suum, comitem vide- « licet Tolosanum; sed post paucos dies rediit ad comitem Montis- « fortis, veniensque ad eum rogavit ut cornes ipsum in hominem t recipere dignaretur, et ipse ei in omnibus et contra omnes fidec liter deserviret i (ch. liv, Bouq. 48 a).

2. Ceci n'est pas très-clair. On ne voit nulle part que le comte Raimon ait enlevé Bruniquel à son frère Baudouin, ni qu'il ait fait piller ce château (car ranbar peut avoir le sens de t piller » aussi bien que celui d' t enlever •). Au contraire il semble que le comte de Toulouse aurait eu bien plutôt le droit de se plaindre de son frère, ayant été en quelque sorte contraint (voy. la tirade précédente) de lui remettre la seigneurie de Bruniquel. P.-ê. le

En ce même temps vint le comte de Bar1, et le comte de Montfort se rendit au devant de lui ; ils se logèrent à Montgiscard où se trouvait le premier, [1745] et puis revinrent à l'ost, etalorsonsoupa*. Tous veulent chevaucher sur Toulouse la grande, car le comte de Bar veut qu'on l'aille assiéger3. Le jeudi matin, ils lèvent le camp; ceux qui savent le chemin se mettent à guider. [1750] Us commencent à passer le Lers au gué. Un messager l'alla cçnter à Toulouse, et le comte Raimon et les siens se coururent armer, et le comte de Gomminges qui est venu le secourir, et le comte de Foix et les routiers navarrais. [1 755] Us étaient cinq cents chevaliers qui vont tous s'armer. Des gens de pied on ne saurait estimer le nombre. Si vous aviez été dans la ville et les aviez vus debout, vêtir leurs ca-

copiste de notre unique ms. a-t-il commis dans ce qui précède (voy. au t. I la note du v. 1707) quelque omission qui nous empêche de suivre la suite des idées.

i. Selon Fauriel (table des matières) il s'agirait ici du comte de Bar-sur-Seine , Milon III ; mais ce comte est déjà mentionné expressément par P. de V.-G. au nombre de ceux qui se croisèrent en 1209 (c cornes de Barro supra Sequanam », en. xiv) et sans doute il fit partie de ceux qui se retirèrent peu après l'élection de Simon de Montfort (voy. v. 932 et la note de la trad.). Il ne peut donc guère être question présentement de son arrivée, à moins qu'il ait reparu une seconde fois à la croisade, ce qui est invraisemblable. On est par suite conduit à penser qu'il s'agit ici de Henri II, comte de Bar-le-Duc (Art de vér. les dates, III, 46 b). P. de V.-G. dit simplement cames de Barro (ch. lv, au commencement).

2. P. de V.-C. ch. lv (Bouq. 48 c) : c Misit vero cornes noster c ad dictum comitem milites qui eum adducerent versus Tolosam c super quandam ripariam ubi ipse cornes noster et exercitus ejus t ei occurrere deberent, et factum est ita. »

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