‹ La chanson de ma vieChapitre 79 sur 80 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

. Vous qui avez permis que mes yeux vissent la te le soleil ! la nature |

Que mes oreilles ne soient pas sourdes aux bruits fabuleux de la vie !

Que la parole me fût facile, que mes membres fussent harmonieux, enfin qu'aucune infirmité ne fît de ma venue au monde une calamité !

Comme j'aimais le travail, vous m'avez donné le courage ; comme j'aimais les arts, vous m'avez donné les possibilités d’en jouir.

Tous mes efforts d’ouvrière d’abord, et d’ artiste ensuite, furent souvent contrariés, cahatés; mais toujours, et cela grâce à vous, j'avais Res d'arriver à mon but. Mes forces venaient du ciel et jen sens, plus que fortement, la divine influence.

- Je vous remercie donc, Ô mon Dieu, plus sincérement des luttes et de la misère que vous avez rnises sur mon chemin, que des joies et des succès de ma vie, çar elles fortifièrent mon âme, élevêrent mon cœur et facilitèrent mes vertus. Sans ces misères, je serais peut-être égoïste comme tous! Je ne crois pas qu’on puisse se sentir exceptionnelle sans le baptème de la douleur, qui donne la volonté d'amour envers tous et permet l’ approche divine,

Merci surtout, à mon Dieu, d'avoir permis qu'un Ç , compagnon » si longuement, si douloureusement cherché, se soit enfin présenté au tournant de mes chemins d'épreuves et m'ait offert la belle et paisible coupe de son cœur pour y boire le bonheur !

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Que ce jour-là fut magnifique... et quels cantiques mon cœur vous chante depuis trente ans, Ô mon Dieu ! Quelle union fut jamais plus parfaite, quel mariage fut jamais plus miraculeux ? Quelle récompense ce fut, pour un pauvre être tendre, sensible et si martyrisé par la vie. Oui, c’est à vous,

Seigneur, qu'il me fallait adresser ces lignes de

souvenirs reconnaissants puisque, mon Dieu, mes

luttes et mes victoires furent votre ouvrage ! ) 1927

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