‹ La Chanson de RolandChapitre 32 sur 171 · LI · texte numérisé non relu

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LI reis apelet Malduit, sun tresorer :

« L'aveir Carlun est il apareilliez? »

E cil respunt : « Oïl, sire, asez bien : 645 .VII. C. cameilz, d'or e argent cargiez,

E .XX. hostages, des plus gentilz desuz cel. » aoi

sions trouver à l'arrière-garde le preux Roland. — Ce sera fait, » répond le comte Ganelon. Puis ils se baisèrent au visage et au menton.

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APRÈS s'en vint un païen, Climorin. En riant clair il dit à Ganelon : ^^ Prenez mon heaume, jamais je ne vis le meilleur [...], et aideznous contre le marquis Roland, en telle guise que nous puissions le honnir. — Ce sera fait, » répondit Ganelon. Puis ils se baisèrent sur la bouche et au visage.

ALORS s'en vint la reine Bramimonde : « Je vous aime fort, sire, '> dit-elle à Ganelon, « car mon seigneur vous prise grandement, et tous ses hommes. A votre femme j'enverrai deux colliers : ils sont tout or, améthystes, hyacinthes ; ils valent plus que toutes les richesses de Rome ; votre empereur jamais n'en eut de si beaux. » Il les a pris, il les boute en son houseau.

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LE roi appelle Malduit son trésorier : « Le trésor de Charles est-il apprêté? — Oui, sire, pour le mieux : sept cents chameaux, d'or et d'argent chargés, et vingt otages, des plus nobles qui soient sous le ciel. »

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