LU
MARSILE prit Ganelon par l'épaule. Il lui dit : v> Vous êtes très preux et sage. Par cette loi que vous tenez pour la plus sainte, ne retirez plus de nous votre cœur ! Je veux vous donner de mes richesses en masse, dix mulets chargés de l'or le plus fin d'Arabie ; il ne passera pas d'année que je ne vous en fasse autant. Tenez, voici les clés de cette large cité ; ses grands trésors, présentez-les au roi Charles ; puis faites -moi mettre Roland à l'arrière-garde. Si je le puis trouver en quelque port ou passage, je lui livrerai une bataille à mort. ^> Ganelon répond : « Je m'attarde trop, je crois. » Il monte à cheval, entre en sa route,