‹ La chanson de Roland. Traduction, précédée d'une introd. et accompagné d'un commentaireChapitre 83 sur 89 · IV. Limites de la langue française · texte numérisé non relu

IV. Limites de la langue française

15. L'ancien domaine de la langue française commence, au nord, sur le littoral de l'Océan, entre Calais et Gravelines. La limite passe à Saint-Omer, un peu au-dessous de Courtrai et de Bruxelles; au nord de Liège; un peu à l'es! de Spa ; puis entre Verviers et Aix-la- Chapelle; elle descend de là jusqu'à Longwy et Thionville, à quatre lieues à l'est plus loin que Metz; un peu plus loin à l'est que Château-

Salins, Blamont, Senones, Saint-Dié, Gerardmer et Bel fort ; à trois lieues environ à l'est de Montbéliard , et de là jusqu'à Fribourg par Soleure et Neuchàtel. La ligne frontière embrasse, en effet, les cantons de Vaud et de Neuchàtel, avec une partie du Valais et des Grisons ; elle finit par aboutir par Sion au mont Rosa et à Grenoble. = En faisant partir une seconde ligne depuis l'embouchure de la Charente à Rochefort, et en la faisant passer à Angoulème, un peu au-dessus de Limoges, puis par Clermont, Montbrison, Vienne, Grenoble, et enfin à Saint-Jean-de-Maurienne jusqu'au mont Cenis, ou aurait les bornes complètes de la langue d'oïl. = Il convient cependant d'ajouter que l'on parle breton derrière une ligne qui part de Saint-Brieuc , passe à Loudéac, suit le cours de la rivière de l'Oust jusqu'à son confluent à la Vilaine, et aboutit à l'embouchure de la

Vilaine.

Cf. la Carte des langues romanes, dressée par M. Paul Meyer pour son cours à l'École des chartes, et la carte de Kiepert, Specialkarte der deutsch- franzôsischen Grenzlander mit Angabe der Sprachgrenze , Berlin, 1871.

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