LE BON MOUSSE
qu'a Brest, il a pour de raeu re, La
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Quand il a quitté son village, Sa grande ville ou son vieux port, Et qu'en vagon, seul, il voyage, Pour venir s'embarquer à bord, Pensant aux siens, le mousse pleure.
Mais son chagrin finit bientôt, Dès qu'à Brest il a pour demeure La Bretagne, son beau vaisseau.
Dans les fils des pêcheurs de rades, Qui sont des moutards dégourdis, Il trouve de bons camarades, S'il n'a pas de petits pays.
Il grimpe avec eux, comme un singe, Sur les barres du perroquet; Il sait coudre et laver son linge; Et, le dimanche, il est coquet.
A l'exercice, il faut voir comme Ses instructeurs le trouvent bon.
Il s'escrime aussi bien qu'un homme.
Sur le fusil ou le canon.
Toujours un des premiers en classa, Il étudie avec les forts Qui travaillent pour prendre place Dans les officiers du grand corps.
Ayant l'amour de la Patrie Fortement ancré dans son cœur, Il veut, si Dieu lui prête vie, Commander sur un torpilleur, Pour avoir la superbe gloire, Aux bruits d'un vacarme infernal, D'être un héros de la victoire, Pendant un grand combat naval.
Il grimpe avec eux comme un singe Sur les barres de perroquet.
à Jules Claretii
Le Bop Matelot
20 Novembre 1893.
Le Bop Matelot
REFRAIN
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Le hou nia te. lut que j'aLniais,
Nous ne le verrous plus jamais, Car il va re po.
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Lorsque nous étions tout pe tits, A vec les gamins
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REFRAIN
Le bon matelot que j'aimais, Nous. ne le verrons plus jamais Car il va reposer, hélas ! en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
Lorsque nous étions tout petits, Avec les gamins du pays
On nous voyait sans trêve Courir la grève, Courir la grève.
Hélas!
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais, Car il va reposer, hélas ! en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
Tous les deux, dès qu'on eut treize ans, Afin que nos pauvres parents Aient moins d'enfants aux trousses, On fut aux mousses, On fut aux mousses.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais, Car il va reposer, hélas ! en paix,
Désormais,
Solitaire,
Sous la terre.
Étant de rudes petits gas, Nous aimions à grimper aux mâts Et à nous mettre à l'œuvre Pour la manœuvre, Pour la manœuvre.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais,
Car il va réposer, hélas ! en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
L'an passé nous quittions le port, Gabiers sur notre grand transport, Partant, avec mer belle, Pour la Nouvelle, Pour la Nouvelle.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais,
Nous ne verrons plus jamais,
Car il va reposer, hélas ! en paix,
Désormais,
Solitaire,
Sous la terre.
C'était le plus gai des garçons Parmi ceux poussant les chansons
Que le soir, en campagne, On accompagne,
On accompagne.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais.
Car il va reposer, hélas ! en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
Sur son hunier, fallait le voir, Au cap Horn, par un gros temps noir, Pour paumoyer la voile, Crocher la toile, Crocher la toile.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais, Car il va reposer, hélas ! en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
On Ta relevé, mais bien mort.
Ki.
Hier, nous rentrions à Brest, Prenant des ris par gros vents d'Ouest, Lorsqu'un coup de tangage Le déménage, Le déménage.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais, Car il va reposer, hélas ! en paix,
Désormais,
Solitaire,
Sous la terre.
On l'a relevé, mais bien mort, Puis déposé sitôt au port,
Chez sa pauvre grand'mère Dans la misère, Dans la misère.
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais,
Car il va reposer, hélas ! en paix.
Désormais, Solitaire, Sous la terre.
La vieille de quatre-vingts ans, En deuil de tous ses descendants, A présent boit la goutte Et de Dieu doute î . . .
Et de Dieu doute!...
Hélas !
Le bon matelot que j'aimais, Nous ne le verrons plus jamais, Car il va reposer, hélas î en paix, Désormais, Solitaire, Sous la terre.
A Madame Lucien Jousselin
La flïesse à l'Éeole des passes
O Novembre 1894.
La ^le$$e à l'École de? //loU??e?
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