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CHANTS

des Gampagnes lointaines

Au Commandant Lucien Jousselin

Le Service à la filer en Gampagne

15 Mai 1893.

Le Service à ta fAer ep Carppagpe(1)

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Le saJeil se le ve, L'quart du jour sa.

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chè ve, Dans son hamac rêve L\homm'non d îjuart qui

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(1) Les fifres et tambours du Vaisseau-École des Mousses ont adopté cet air pour le branle-bas du matin.

nuit. Vi\?ment il s'e lan ee DsacoueJfque ba.

lan ce L'iLtinieiit qui dans e, Tangue nu roule et fuit.

Le soleil se lève, L' quart clu jour s'achève, Dans son hamac, rêve L'homm' non d' quart qui dort.

L'horizon s'allume Et l'avant qui fume Met des flots d'écume Tribord et bâbord.

Quand Y clairon réveille L' mat'lot qui sommeille, Se r'posant d7 la veille Fait' pendant la nuit, Viv'ment il s'élance D' sa couch' que balance L' bâtiment qui danse, Tangue ou roule et fuit.

Lorsqu'au bastingage, Sans fair' de tapage, L' gabier à" quart en nage A mis son hamac, Au plat, il s'installe, D' son biscuit se r'cale, D' café s' rinc' la dalle Et sinT son cognac.

Il s'étire et bâille Puis s'iave à la baille Et gaîment travaille Trois heur's, chaqu' matin, A fair' le lavage, Suivi d' l'astiquage Et du fourbissage, Pour se mettre en train.

Un' fois l'heur' venue Du chang'ment d' tenue, S'agit' la foui' nue Des solid's mat'lots.

Puis, quand Y clairon sonne, L' cap'taine inspectionne Et, les dimanch's, donne La double aux farauds .

Pour varier Y service, Si Y temps est propice, A lieu l'exercice De manœuvre en l'air.

Puis, après la soupe, Chacun fait d' l'étoupe, A moins qu'il ne loupe Une heur' sous F ciel clair.

Ensuit', plein d' courage, On fait 1' canonnage, Ou aut' chos', sans rage, Mais, comm' not' cœur bat !

C qu'on aim' surtout faire, En vu' d' la rud' guerre, Qui peut n' tarder guère, C'est Y branl'-bas d' combat.

La journé' finie,

Not' pans' bien remplie

D' lard ou cl' viand' bouillie, D' biscuit et d' fayots, On fum' sa bouffarde Près d' la mèch' que garde Un canonnier d' garde, En prenant du r'pos.

Au branl'-bas derrière,

Après la prière,

L' cap'tain' d'arm's, sévère,

Lit les punitions.

L' coup d' sifflet d'usage

Du maîtr' d'équipage

Lance au bastingage

Les rud's gabiers prompts.

Hamac sous la fiole,

Chacun dégringole

Et, joyeux, rigole

En 1' pendant au croc;

Puis, vit' su' Y pont r'monte,

Écouter un conte,

Qu'un vieux loup raconte,

Près d' Fécout' de foc.

Parfois, sous la lune, Quand on en pousse une Ou que Y chant d' Neptune En chœur, fait grand bruit, Dans la mer mouvante, Très phosphorescente, Luit l'ombre troublante D'un gros r'quin qui suit...

A mon ami Albert Jousselin.

Cf)an§or) de la f rarçee

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