BALLADE DU DÉGEL
C’est le dégel aux pieds mouillés!
Dans le ciel, dont la toile écrue À des tons jaunâtres rouillés, On ne voit plus, lasse et recrue, Filer en triangle la grue
Vers les lieux où l’oranger croît.
La boue immonde est apparue;
Mais les pauvres n’ont plus si froid.
À travers bottines, souliers, Chaussettes et bas, l’eau se rue.
Avec des sanglots gargouillés Les toits dégouttent dans la rue.
Leur larme salissante et drue
Sur le nez vous tombe tout droit Comme une roupie incongrue;
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Mais les pauvres n’ont plus si froid.
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