‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 121 sur 194 · S ARR TN LE ER · texte numérisé non relu

S ARR TN LE ER

aile RME

BALOCHARD

Y a des gens qui va en sapins,

En omnibus et en tramways.

Tous ces gonc’s-là, c’est des clampins, Des richards, des muf’s, des gavés.

Avec le cul sur un coussin,

On n’a pas l plaisir épatant

D’ détacher auprès d’un roussin Un’ pastill” dans son culbutant.

Puis, dans un’ roulotte, on n° voit rien; Tout d’vant vous fl comme un tébus.

Pour louper, faut louper en chien,

L’ chien n° mont’ pas dans les omnibus,

GUEUX DE PARIS

Mais, quoi! Ces ventrus sur leurs pieds N° peuv’nt plus supporter leur gaviot.

Dans les veines d’ ces estropiés,

Au lieu d’ sang il coul du morviot.

Ils ont des guibolls comm’ leur stick, RE Trop d’ bidoche autour des boyaux, RE Et l’arpion plus mou qu’ du mastic.

Les pavés leur semblnt des noyaux.

Moi, d’ marcher ça n° me fout pas l trac.

J’ai l’arpion plus dur que des clous.

Deux ronds d° brich’ton dans l’estomat, C’est pas ça qui m° pès” sur les g’noux.

Aussi j” laisse l chic et les chars Aux feignants et aux galupiers, | Et j” suis le roi des Balochards, Des Balochards qui va-t-à-pieds. #

Où que j” vas? ça vous r’oarde pas.

J? vas où que j;” veux, loin d’où que j” suis. C’est à côté, tout près d’ là-bas.

Mon pif marche d’vant, et je l” suis.

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