‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 161 sur 194 · FRANÇOIS VILLON · texte numérisé non relu

FRANÇOIS VILLON

On ne sait pas pourquoi cet homme prit naissance

Et pourquoi mourut-il? On ne l’a pas connu.

Îl vint nu dans ce monde, et, pout comble de chance, Partit comme il était venu.

La gaîté, le chagrin, l'espérance, la crainte, AE Ensemble ou tour à tour ont fait battre son cœur ja | Ses lèvres n’ignoraient le rire ni la plainte. Son œil fut sincère et moqueur.

NOUS AUTRES GUEUX

II mangeaïit, il buvait, il dormait: puis, morose, Recommençait encor dormir, boire et manger:

Et chaque jour c'était toujours la même chose, La même chose pour changer.

Il fit le bien, et vit que c'était des chimères. Il fit le mal; le mal le laissa sans remords, Il avait des amis; amitiés éphémères!

Des ennemis; mais ils sont morts.

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Il aima. Son amour d’une autre fut suivie, Et de plusieurs. Sur tout le dégoût vint s’asseoir. Et cet homme à passé comme passe la vie; Entrez, sortez, et puis bonsoir!

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