‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 163 sur 194 · NT NE · texte numérisé non relu

NT NE

of À

Vous aviez ce qu’il faut pour vieillir avec nous. Mais je rêvais pour vous plus douce destinée : Mes parents vous berçant le soir sur leurs genoux Leur jardin, leur grand lit, leur latge cheminée.

nu

Je me disais : « Dom Buche y vivra comme un prince ». Êt je vous emportai là-bas, loin de Paris.

Êt vous en êtes mott, d’avoir vu la province.

Car vous n’étiez pas fait pour ces tranquillités. Il vous fallait Paris et ses bruits, et ses fièvres. Vous êtes mort du mal des enfants trop gâtés Qui sous trop de baisers sentent pâlir leurs lèvres.

Vous dormez maintenant dans un coin du jardin,

Au pied d’un rosier vert qui vous couvre de roses.

Êt je n’ai pas reçu vos adieux, quand soudain

Sur vos yeux grands ouverts la mort mit ses mains closes.

O province! pays des gens trop bien nourris!

Votre regard humain dans l’ombre me cherchait. Me voici, mon petit ami, dans un poème.

Pück, Buchon, Buchasson, Buchinier, dom Buchet, Compagnon avec qui j’ai vécu ma bohème.

Je me souviens de vous, et je n’oublierai pas

Votre esprit, votre cœur, votre mine blanchette, C’est pourquoi j’ai sauvé tous vos noms du trépas, Pück, Buchon, Buchasson, Buchinier, dom Buchette.

Les gueules du couchant dans nos cœurs terrassés

NOUS AUTRES GUEUX

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