‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 171 sur 194 · IL PRÉPARAIT ALORS SA LICENCE ÈS LETTRES · texte numérisé non relu

IL PRÉPARAIT ALORS SA LICENCE ÈS LETTRES

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O candidat, trappeur des verbes grecs, fumiste,

Quel problème êtes-vous ? Quel profond alchimiste

En vous décomposant pourra répondre au point D’interrogation qui dans ma tête poind ?

Quel abîme êtes-vous de noire indifférence ?

Je sais, pour mon malheur, que l’optatif est rance,

Que le discours latin pue et sent le moisi,

Et que vous en mangez. Or, je suis cramoisi

Quand je vois que depuis trois mois jamais vous n’eûtes Le courage de leur ravir quelques minutes

Pour venir de mon air me prendre la moitié

Et respirer la fleur de ma jeune amitié.

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NOUS AUTRES GUEUX

J’ai besoin de vous voir, mon cher, car je vous aime. Je voudrais vous montrer un peu ce que je sème, Quel arbre ou quel lécume est né dans mon jardin. Mais vous lisez Pierrot-Deseilligny, Chardin,

Les compilations d’expressions triées

Dans Vignoble latin moderne expatriées;

Vous vivez d’une vie absurde, consumant

| Vos jours à des discours où quelque consul ment,

| À coups de Quicherat battant la poésie.

Ah! Quelle servitude! Et que La Boëtie

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À mal fait de ne point la mettre en son traité! Voyons, mon cher ami, serez-vous arrêté Sempiternellement dans cette obscure ornière ?

La semaine qui vient est-elle la dernière ?

Quand aurez-vous fini? Quand peut-on vous avoir ? Quand donc laisserez-vous cette crasse au lavoir ? Quand nous reviendrez-vous, nettoyé de l'antique, Revêtu d’un manteau de pourpre romantique, Portant l'étoile au front ainsi qu ’Ithuriel,

Chanteur, rêveur et fou, c’est-à-dire réel ?

Oh! venez, ce jour-là! Près de la cheminée

La causerie est longue et jamais terminée.

Nous causerons, devant quelque verre avalé,

De ceci, de cela, de tout, de rien. Vz/!

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