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Au temps où les buissons flambent de fleurs vermeilles, Quand déjà le bout noir de mes longues oreilles
Se voyait par-dessus les seigles encor verts
Dont je broutais les brins en jouant au travers,
Ün jour que, fatigué, je dormais dans mon pgîte,
La petite Margot me surprit. Je m’agite,
Je veux fuir. Mais j'étais si faible, si craintif!
Elle me tint dans ses deux bras : je fus captif. Certe’elle m’aimait bien, la gentille maîtresse. Quelle bonté pour moi, que de soins, de tendresse! Comme elle me prenait sur ses petits genoux
Et me baisait! Combien ses baisers m’étaient doux! Je me rappelle encor la mignonne cachette
Qu’elle m'avait bâtie auprès de sa couchette,
Pleine d’herbes, de fleurs, de soleil, de printemps, Pour me faire oublier les champs, les libres champs.
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