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Quand ton œuvre sera finie,
Malgré l'effort de ton génie, Tous tes cadeaux
Ne pourront remplacer encore
Ceux dont la nature décore Mon petit dos.
Je fais mon nid dans une feuille.
Un enfant, pour peu qu’il le veuille, Du bout du doigt Peut briser ma feuille et ma vie.
Pourtant je suis digne d’envie, Même pour toi.
La nature, la mère auguste, N'est pas une marûtre injuste Comme tu dis, Et pour d’autres que pour les hommes Elle à fait du monde où nous sommes
Ün paradis.
À qui donc sont les bois, la mousse,
Les champs, les prés, le grain qui pousse, L’herbe qui poind ?
Est-ce à toi, né dans une ville,
À toi dont la charogne est vile Et ne sert point?
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Ou bien aux bêtes mes compagnes, Les seuls hôtes qui des campagnes Soient coutumiets, Elles qui vivent des prairies Et qui les font toutes fleuries De leurs fumiers ?
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Ou bien est-ce à moi, le gueux libre, Soûl d’azur et dont l’aile vibre En plein soleil, Moi qui l’été m'amuse et rôde, Qui l’hiver sous la terre chaude Dors mon sommeil,
Et qui cours joyeux par la plaine,
Mangeant à ma guise, sans peine Et sans remords,
Suivant la Mort épouvantable
Qui partout dresse sur ma table La chair des morts ?
Lotsque je vis à ne rien faire,
Toi, tu travailles, pauvre hère, Jusqu’au tombeau.
La sueur te brûle et te sale.
Fon corps est laid, ton corps est sale.
Moi je suis beau.
GUEUX DES CHAMPS
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Et je vis, sur ma main, bourdonnant de colère, Un être merveilleux et pourtant tout petit.
Ce rien du tout luisait comme un spectre solaire. C'était un scarabée. Il eut peur et partit.