‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 86 sur 194 · LARME D’ARSOUILLE · texte numérisé non relu

LARME D’ARSOUILLE

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Les voyous les plus noirs sont fous de la campagne. L'hiver ils vivent dans Paris ainsi ie au bagne, R Captifs. La liberté, pour eux, c’est le printemps. Aussi, lorsque l hiver les lâche, ils sont contents. | ne Pour recevoir Avril, plus d’un se débarbouille, ii Et le nouveau soleil illumine l’arsouille.

ee II va, droit devant lui, rêveur, sans savoir où, Gambadant comme un chien et chantant comme un fou Rien qu’à voir les talus, les fossés et les buttes.

C’est là que, tout gamin, il faisait des culbutes;

C’est là, les soirs d été, qu'il se gavait de flan;

C’est à qu’il enleva son premier cerf-volant;

C’est là qu’il vint un jour avec Jeanne, la sienne,

Du temps qu'elle portait un tablier d’indienne;

C’est là qu’en rougissant ils s’assirent, très las Et que leur amour frais fleurit comme un lilas.

Drevetes dope = 280 x

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