BALLADE DU RODEUR DE PARIS
Bon sang d' bon Dieu ! quel turbin !
«T viens (T mett' mon pied dan' eun' flaque: C'est l'hasard qui m'offre un bain.
Vlan ! vlà Y vent qui m' fiche eun'claque. Fait vraiment un froid d'attaque.
Quand j' pens' que j' suis pas couvert. Et qu j'ai pas d' poils comme un braque I C'est pas rigolo, l'hiver.
R'mouchez-moi un peu c' larbin Sous sa fourrure, ed' cosaque.
Comme i' pu' bon l'eau d' Lubin !
r s' gour' dans son col qui craque Comme un' areng dans sa caque.
Oh ! la ! la ! cY habillé d'vert !
Oui, mais moi, v'ià que j'me plaque.
C'est pas rigolo, l'hiver.
GUEUX DE PARIS Ht
Et ç'uilà, Test pas lambin.
Non de nom! comme V s' détraque,
Avec son bec-ed'-corbin
Et son londrès neuf quT sacque!
Tiens ! i' rent' dans sa baraque.
La mienne est à ciel ouvert,
Avec un parquet d' déflaque.
C'est pas rigolo, l'hiver.
ENVOI
Prince, il fait nuit; V ciel s opaque. Viens-tu? J' vas poisser d' l'auber...
Au bagn' j'aurai eun' casaque !
C'est pas rigolo, l'hiver.
tt