NOVEMBRE
Le printemps n'a duré qu'un jour, Les fleurs sont mortes une à une, Et mort jusqu'au rayon de lune Qui baisait le jardin d'amour.
Et c'est pourquoi de sa fenêtre Glose à jamais à tout espoir, Il reg-arde, au loin, disparaître Le jour qui se meurt dans le soir.
Ses yeux, lassés de la lumière, Ne s'ouvrent plus qu'en autrefois, Et ses mains crispent vers la terre Le geste pâle de leurs doigts.
LA CHANSON DU PAUVRE 6t
Et dans sa solitude aimée Il ne vit plus qu'en souvenir Et sa chaumière s'est fermée, Plus personne ne doit venir.
Mais il attend qu'un soir suprôme Où soufflera le vent du nord, La main mystérieuse et blême Entr'ouvre sa porte à la Mort.
LA. GHANSOM DU PALVHE