VOILA L'HIVER, VOILA LES PEINES
C'est bientôt le vent et la neig-e Qui pleurent dans les cheminées; Les lentes et grises journées Sans un espoir qui nous protège Contre nos tristes destinées.
C'est le temps des heures obscures Et des longues désespérances; C'est le temps des pires souffrances, La saison des bises parjures Qui vont gémir en nos croyances.
Voilà l'hiver Voilà les peines '
Et les interminables soirées ;
Les heures traînant, éplorées, Comme de maladives reines Devant leurs fenêtres cloîtrées.
La chandelle du jour des morts, Depuis des jours, est déjà morte Et, sur la route du remords, La mort seule est encor dehors Oui peut frapper à notre porte.