LES CYGNES
Sur le pâle étang de mon rêve, Sur ces eaux mourantes, parfois Sinistres de l'étrang-e voix Surnaturelle qui s'en lève ;
Sur l'étang- du rêve, tout blancs, Les Cyg-nes lents de la lég-ende S'en viennent, et l'on se demande De quel mystère ils sont si lents?
Pour quels secrets, quelles histoires De chambres d'or et de manoirs, Que des soirs, de fabuleux soirs Nous voilent de leurs ailes noires ?
MON CŒUR PLEURE d'aUTKEKOIS 167
Et pourquoi si fière et si grande, L'attitude de ces oiseaux?
Si superstitieux, ces eaux Et ces Cygnes de la légende?
Voyez ! oh ! voyez, des colombes Volètent autour de leur front !
Pourquoi penser qu'ils s'en iront Vers l'autre monde et vers les tombes?
l68 LA CHANSON DU PAUVRE