LA SAVOYARDE
Dans un bois so li . tai re, Où Vé.niis in .\
en
ta, di-i'i-da, Les plai . sirs de Cy thè re, A
Pier.rot qu'il trou va,
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.sa, stourou - la, La.mour dit: que fais -tu làV
Dans la Folie de Coiydine, dont nous n'avons pu découvrir les auteurs, il y a un air qui pourrait bien être l'origine de Ah! vous dirai-Jej maman :
Ah! que j'ai nie mon ar le quin, Ah! qu'il est drô le!
C'est eu 1801 que le théâtre Feydeau, après s'être appelé théâtre Famrt, prit définitivement le titre de théâtre de V Opéra- Comique, nom qu'il avait déjà porté anciennement comme on a vu.
La forme ou le genre de F Opéra- Comique existait réellement à partir des Troqucurs de Vadé, musique de Dauvergne, pièce donnée en 1753 au théâtre de la Foire Saint-Laurent.
Cherclier la paternité d'un air ou d'un timbre populaire est
une chose des moins aisées, ua exemple suffira pour le prouver : dans la Clé du caveau on indique comme air du Roi cl' Yvetot de Béranger le timbre : Quand im tendron cientdans ces lieux j c'est bien l'air connu ; mais là on nous dit : voyez Bastien et Bastienne : ceci est le titre d"une parodie du Demi dit village par j^jme Favart et Harny 1753. A la 2°"' scène on trouve en effet l'air en question, il est indiqué par le timbre Faut pas être (jrand sorcier 'pour ça... mais d'où est tiré Faut pas être grand sorcier? Nous n'avons pas été assez sorcier pour le découvrir.
Les théâtres de la Foire étaient la véritable foire aux vaudevilles et la mine où la Clé du caveau a puisé ses airs en grande partie. Ces pièces moitié écrites, moitié improvisées, à part les nombreux couplets qui les diapraient, avaient à peu près toujours un nir final appelé vaudemlle, pièce généralement satirique, ou formant un résumé de'la pièce jouée, espèce d'à- propos pour réveiller les applaudissements.
De cette façon il y avait un xaudeville à la fin des vaudevilles et des parodies : il est facile de reconnaître là un souvenir des farces anciennes qui finissaient aussi par une ou plusieurs chansons, comme on Ta vu.
Si l'Opéra et la Comédie française avaient l'œil ouvert sur les théâtres de la Foire, il paraît qu'il n'en était pas de même de la police littéraire ou de la censure, car on trouve des choses assez... avancées, comme par exemple la parodie de la tragédie ^Incs de La Motte en 1723. A cette époque une nouvelle coiffure appelée Mirliton, donna lieu à une chanson du Pont-Neuf, et les parodistes d'Inès se servirent de cet air pour la Comédie italienne :