‹ La chanson populaireChapitre 5 sur 50 · PREFACE. XXI · texte numérisé non relu

PREFACE. XXI

ment des livres sur la chanson populaire, dont la publication ne soit pas venue à notre connaissance : nous le regrettons, ce n'est pas faute d'avoir ouvert les yeux et la bourse, mais on n'a jamais tout !

Le Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix de ville, par Jehan Chardavoine, 1576, doit être inscrit après Petrucci, quoique 75 ans les séparent ; ce qui n'empêche pas ce petit livre, publié avec des airs notés, d'être fort précieux pour l'histoire de la chanson. Il renferme, il est vrai, principalement des poésies de Philippe Desportes, quelques-unes de Ronsard et de Remy Belleau, mises en musique, mais il s'y trouve aussi quelques chansons populaires, comme Un jour madame Perrette^ Mon mari est riche, Une jeune fillette de noble cœur, C'est dedans Paris qu'il y a un homme, Quand le gril' chante^ La piaffe des filles^ etc.

U Orchésographie de Thoinot Arbeau (Jehan Tabourot), 1589, a de même le précieux avantage de renfermer d'anciens airs de danse populaires notés, comme : Baiso7isnoits belle, Sij'aymeou non, JUiymerois mieidx dormir, le Trihory de Bretagne, Cassandre (Vive Henri IV) et bien d'autres.

Au dix-septième siècle, il faut chercher les chansons dans les recueils manuscrits des Noëls de cour et des Vaudevilles satiriques. Ce ne sont pas là de vraies chansons populaires, mais des chansons de ville. A part leur intérêt historique, fort exagéré, ces recueils nous ont conservé d'anciens airs populaires, qui sans cela seraient disparus pour la plupart ; la plus célèbre collection de ce genre est celle de la bibliothèque nationale, le Recueil Maurepas. Nous possédons une vingtaine de ces sortes de

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