CCXX PIÈCES JUSTIFICATIVES
intentions du roi, etri'après l'examen des hôpitaux de la charité et de quelques maisons non occupées, on n'a point troavé dVndroit plus commode que Péf^Use dépendante de l'ancienae maison conventuelle des minimes avec une chambre basse à côté. Le corps municipal, qui a éprouve tant de fois les bontés de -Monseigneur, a compté sur une nouvelle marque de la bienfaisance du prince en accordant à la ville la permission d'établir un hôpital de couvaiesceuts dans le iieu que je viens de vous indiquer; ce qui ne sera tout au plus que pour trois ou quatre mois. J ai Thonneur de vous supplier tant comme délégué de Tintendance qu'en quahté d'oiBcier municipal, de vouloir bien obtenir l'agrément de Monseigneur pour un soulagement qui intéresse essentiellement les sujets de la capitale de son apanage.
Quoique la situation actuelle des revenus de la ville ne lui permette pas la plus petite dépense, cependant elle concourra à décharger les habitants du logement des malades par le prix de la location que vous jugerez à propos de fixer pour parvenir à cet établissement momentané et dont il ne nous a pas été possible de nous alléger. Les troupes arriveront incessamment et nous n'avons que le leuips qu'il uo us iaul pour recevoir voli*e réponse.
Lettre adressée à M. Elie de Beaumont. — Paris,
1*^ mai 1783. J'ai l'honneur de vous envoyer la copie de la lettre que M. Brun, subdélégué de l'intendance de La Rochelle, m'a éerit<3 le 26 avril dernier pour demander à Monseigneur la permission d'établir, pendant trois ou quatre mois, dans Péglise des minimes d*Ângoul6me,un
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hôpital militaire pour recevoir les malades et valétudinaires des troupes de la marine à Rochefort. Je vous envoie aussi la copie de ma réponse à M. Brmi^ à qui
j'annonce que Monseigneur consent à cet établissement. Je vous prie de vouloir bien en prévenir M. Pineau et de lui mander de faciliter en tout ce qui dépendra de lui rétablissement de cet hôpital. Signé^ Verdun
Lettre. — Angoulême^ 22 mai 1783. Monsieur Gobeau, nous ]i aillions pas attendu aussi longtemps à vous faire nos très humbles remerciements de la bonté quevousavezeu denous obtenir deS. A. R. Monseigneur le comte d'Artois la peimissiou de loger^ dans des bâtiments de lancien couvent des minimes^ une partie des troupes du corps royal de la marine de la division de Rochefort^ destinée pour notre ville^ si nous n'eussions voulu attendre une assemblée de ville, afin de consigner par une délibération dans nos registres combien cette faveur et ce bieniait nous ont été agréables et utiles.
Nous désirerions beaucoup^ Monseigneur^ vous en
marquer notre gratitude et notre reconnaissance autrement que par un inviolable attachement et le dévouement le plus parfait ; faites en naître^ s'il vousplaît^ les occasions^, et nous les saisirons toutes avec le plus vif empressement.
Nous sommes^ avec le plus profond respect^, etc. — Signée Robin, échevin, Thinon, Baoïs, JousEar^ Limou- ZAIN, Bbnoîst Desbssards.
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