PREMIÈRE THÈSE
LA
L'étude des phénomènes élecirolyiiques monire que les quantités d’électriciié libre que peuvent prendre les ions sont aussi invariables que les masses atomiques des éléments chimiques. L'interprétation la plus simple et la plus intuitive est d'admettre que l'électricité possède une structure discontinue, une siructure atomique, ce qui revient à supposer l'existence de particules élémentaires des deux signes.
Nous ne pourrions pas expliquer les lois des proportions définies et des proporiions multiples sans la conception atomistique de la matière; de même sans la concepüon atomistique de l'éleciricité, nous ne pourrions pas comprendre l'existence d'ions, c’est-à-dire d’atomes ou radicaux pouvant prendre des charges éleciriques multiples d’une quantité déterminée d'électricité, appelée électron d’après Helmholiz, qui le premier fit cette hypothèse.
La détermination de la charge élémentaire d’éleciricité, qu'on désigne par e, ou des quantités qui s'y rattachent directement, a éié teniée par beaucoup de savanis, à l’aide de méthodes très différentes les unes
des autres. Non seulement elle permet de vérifier l'hypothèse d'Helmholiz et toutes les conséquences qui en furent tirées, mais, grâce à certaines relations, elle permet d'arriver aux diverses grandeurs moléculaires ; elle apporte une coniribution à la théorie cinétique des gaz et à la réalité objective des molécules.
D'ailleurs la liste des travaux se ratitachant à cette détermination monire qu’elle est d’un puissant intérêt.
Ce iravail a pris naissance dans l'étude des divergences entre les résultats obtenus par M. Jean Perrin, dans son Mémoire sur le mouvement brownien (1), et par M. Millikan dans ses recherches sur l'isolement d’un ion et la mesure de e (?). Il a éié fait au Laboratoire de Chimie physique de la Sorbonne, sous la direction de M. Jean Perrin, à qui je suis heureux d’exprimer ici mes senüments de vive et affectueuse reconnaissance.