BERNARD. NICETTE
La verte vieillesse Laissons la vieillesse
Est avec ses feux Etre avec ses feux
Toujours la jeunesse Toujours la jeunesse
Et c’est sa tendresse Pour nous sa tendresse
Qui charme leroieux. Est un signe heureux.
BERNARD
Pour tout à fait regaillardir.
Mon vieux cœur brûlant sous la cendre.. .
Ma Nicette, ohl daignez m’entendre.
De grâce, Iftissez-nnoi saisir Un seul baiser.
NICETTE (à part).
C’est bien étrange , Comme tout change.
Hier ici l’on me fuyait.
Et maintenant, maître et valeL Le monde entier, je crois m’embrasserait.
BERNARD (toujours plus pressant) .
Voulez-vous,
Soyez bonne fille Et dès demain, avec nous Vous serez de la famille.
NICETTE (à part).
Vraiment! je ne craindrais plus rien.
J’épouserais mon Lucien
{Haut.) Allons, monsieur Bernard puisque ça vous con-
BERNARD
[tente.
Elle est charmante,
Uavissante,
Appétissante
Éblouissante (Il l’embrasse.)
Oh ! ce baiser-là fait du bien !
REPRISE DE l’ensemble.
Commencement de nuit, demi-jour.
(Nicette que Bernard embrasse une douiième fois s’enfuit en voyant paraître Jacquet.)