‹ La charmeuse operacomique en un acteChapitre 21 sur 21 · BERNARD, JACQUET · texte numérisé non relu

BERNARD, JACQUET

La frayeur Me talonne,

J'ai grand'peur !

Ma valeur M’abandonne J’ai grand’peur Je frissonne,

J’ai grand’peur.

SCÈXE XIV.

Les Mêmes PERRINE, NJCETTE, LUCIEN.

PERRINE (bas).

Oui, ma Nicette,

Oui, Lucien.

> Dini-'

Ne craignez rien,

La noce est prête

NI cette'.

Mais l’oncle Bernard .

PERRINE

On le tientl

Depuis tantôt je le guette,

Avec Jacquet il est là!

BERNARD

Hélas!... hél as!...

JACQUET

Satan déjà Prend ses ébats.

ENSEMBLE

PERRINE

A présent tous trois à nos rôles.

(A Lucien.) Vous pas un mot, un baiser suf6ra^

(A part.) Il l’a, mafoi, joué déjà !

Nicette, à toi, je souffle les paroles.

Allons, de la plus haute voix.

(Elle parle bas, et Nicette répète.)

NICETTE

Oui, vous qui m’écoutez,

JACQUET

C’est Nicette, je crois .

NICETTE

Aujourd’hui je me donne un époux de mon choix. BERNARD.

Amours funèbres Dans les ténèbres.

JACQUET

Elle épouse quelque lutin Ou quelque méchant diablotin.

C’est certain.

NICETTE

Pour gage de ce doux hymen Mon amoureux, voici ma main.

(Elle tend la main à Lucien, qui la couvre de baisers bien accentués.)

Il l’embrasse?

Quelle audace I

BERN.\RD

Un baiser, puis deux plus forts, Ces démons ont le diable au corps.

PERRINE (bas).

Allons, courage.

NICETTE

Pour ce mariage.

Chacun de nous aurait besoin D'un témoin !

BERNARD

Un témoin!...

NICETTE

J’en sais deux qui ne sont pas bien loin !

(Elle s'approche de Bernard et de Jacquet qui se trouvent Tun près de l’autre; elle les prend par la main.)

Les voici I dans ce coin.

JACQUET

Pour la noce infernale On va nous engloutir.

C’est notre heure fatale,

Il va falloir partir.

(Ils tombent le liez en terre.)

PERRINE (d’une voix plus forte).

Et maintenant tout peut 6nir.

(Elle va dans la maison et rapporte deux lumières.)

Musique en sourdine à l’orchestre.

BERNARD

Eh bien ! qu’est-ce que je vois là?

PERRINE

Dame! Lucien et Nicette qui s’embrassent et que nous allons marier

Est-ce vrai ?

JACQUET

PERRINE

Eh oui ! nigaud. C’est pas plus sorcier que çal

Mais

PERRINE

Prenez garde ! .le dirai que vous avez eu peur et que vous avez cru à l’histoire de la charmeuse.... que j’ai inventée.

BERNARD

Comment, c’est vous?

PERRINE

Eh! oui

JACQUET

Et lui qui a eu peur!

BERNARD

Non! (Montrant Jacquet.) C’est cet auimal-là,...

N’importe

(La musique cesse à l’orchestre.)

PERRINE

D’ailleurs, nous sommes riches tous les deux, combien donnerez-vous à votre neveu?

BERNARD

Dame I je donnerai je donnerai

PERRINE

Eh bien! tope, j’en donne autant.

BERNARD

Ça me décide. Va pour le mariage ....

Et moi, comment donc que je vas faire pour faire une fin?

PERRINE

M’épouser ! le veux-tu, sans te commander?

JACQUET

Oh! oui! I! Et si un jour vous devenez veuve, je vous juje de ne jamais me remarier.

LA CHAKMEÜSE.

PERRINE

Tout fut conduit à la baguette La farce est faite,

L’enfer s’enfuit.

Lutin aimable >

Joua le tour.

Et ce bon diable.

C’était l’Amour.

Oui ce bon diable C’était l’amour,

REPRISE ENSEMBLK.

Tout fut conduit, etc.

Kl à* Invontrôl

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