SCÈNE III
NICEïTE, JACQUET.
NICETTE
Je suis sûr que c’est monsieur Bernard, l’oncle de
Lucien Mais que vient-il faire ici? Lucien
devait m’écrire et m’aurait sans doute tout appris
(ai’ec cJiagrm) mais sa lettre n'arrive pas..... ce vilain Jacquet est capable de l'avoir arrêtée au passage.....
aussi, nous allons voir
JACQUET (qui redescend du fond).
Ohl j’en suis pour ce que j’ai dit : c’est un curieux mais avec des finauds comme moi, il n’y a
pas d’interrogation qui tienne. Oh ! mais non! mais non!
NICETTE (allant doucement a. lui).
Jacquet !
JACQUET (effrayé, à part).
Encore ! ah çà! qu’est-ce qu’elle me veut donc
c’te petite charmeuse?
NICETTE
Je vous en prie
J ACQUET (s’enfuyant).
Rien du tout. ^
NICETTE
Ecoutez-moi.
JACQUET
- Pas si bête
NICETTE
Mon ami !
JACQUET (d'un ton suppliant et effrayé).
Oh! Nicette, je vous en supjilic... n’me regardez pas comme ça n’me regardez pas comme ça
NICETTE (finement).
Si c’était ma tante, vous ne lui diriez pas cela, Jacquet.
JACQUET (à part).
Oh ! non, par exemple
NICETTE
Cette bonne madame Perrine, on n’a rien à lui refuser
LA. CHAKMEUSK.
J ACQUET (se rapprochant).
C’est vrai!
NICETTE
Dame! elle aussi, elle aime bien son petit Jacquet!
JACQUET (s’approchant davantage).
Hein! ça serait-il possible?
NICETTE
C’est celui qu’elle préfère, j’en suis sûre.
JACQUET (arec joie et se rapprochant tout à fait).
Tu crois !
NICETTE
Ah ! je vous tiens.
JACQUET (se dégageant).
Non pas! ahl la finaude, c’e^tait une frime! Mais nenni, la belle, on ne m’a pas comme ça, on ne m’a pas comme ça.