CHAPITRE VI
mina les Chartreux à adopter un type de façade bien plus développé, était l'intention de donner aux sculpteurs encore plus d'espace à décorer, et compenser par une plus grande masse le manque d'unité dans la composition, causé par l'abondance et la liberté des détails des sculpture. Ainsi, les deux compartiments extrêmes, correspondant aux chapelles — et qui, à cause du développement limité en hauteur, devaient figurer
seulement comme des compléments à la façade , se trouvèrent intimement reliés avec la partie correspondante aux nefs latérales, en y reproduisant le motif de la fenêtre à candélabre, sans aucune préoccupation de ce que ces fenêtres extrêmes ne pouvaient pas éclairer l'intérieur de l'église.
Malgré ces expédients et cette richesse excessive, qui nuit aux lignes d'ensemble et à la valeur réelle des différents parties, il est hors de doute que l'extraordinaire efflorescence sculpturale, qui ne voulut épargner 1^ plus petite portion de la vaste surface, constitue une grande page de l'histoire de l'art, dans laquelle on trouve condensées toutes les caractéristiques de la sculpture à la fin du XV« siècle. Le soubassement avec la série des médaillons de rois, empereurs et personnages historiques (voir la figure), reproduits pour la plupart d'après les monnaies et les médailles, témoigne de la source à laquelle s'inspirait
Un des médaillons du soubassement.
< Pu.
Pu.
W tn