JULIENNE, PETRUS
PETRUS (entrant sur la pointe des pieds.) Et pour moi ?..…. J'ai congé ce soir.
JuLIENN&. Allez-vous en malheureux !
PEeTRus. J'y suis, j'y reste |
JULIENNE (effrayéel. Pour l’amour du ciel allez vous en.
PEerRus. Non.
JULIENNE. Pour l’amour de... moi ?
Perrus. Pour l'amour de vous ? Mais c'est pour cela que je suis venu.
JULIENNE. Mon bon monsieur Grenache ! (ÆZe s'approche de Petrus.) Mon cher... monsieur Petrus ! La bourgeoise va vous surprendre, et me chassera...
PETRUS (avec insinuation). Si votre bourgeoise vous chasse, ma mère vous recevra.
JULIENNE. Vrai?
Perrus. Vrai, vrai !... Mais je suis venu pour une affaire importante. (Parlant avec autorité) Mademoiselle Julienne, il faut que vous me trouviez une cachette tout près de ce salon.
JULIENNE. Pour quoi faire ?
PETRUS. Je vous conterai cela plus tard... Voyons, pour l’amour de votre bourgeoise qui est une brave femme, dites moi où me cacher... Aidez moi à faire une bonne action. Il faut absoluraent que, sans être vu, j'entende et je voie tout ce que se passera ici ce soir.
JULIENNE. Puisqu’il le faut... Tenez, prenez cette clef, descendez l'escalier tout près de la porte ; au pied de l'escalier, il ÿ a une chambrette, cacltez vous-y. . Au-
Ps
Le
plafond vous verrez une grille à pivot, ouvrez-là et vous pourrez tout voir et tout entendre,... mniais prenez garde,... ne touchez à rien.
PETRUS. Personne ne viendra me déranger ?
© JULIENNE (souriant à Petrus).
sonne je vous l’assure.
PETRUS (avec aplomb). Tant mieux !
JULIENNE. Sauvez-vous avant que l’on vienne... (Petrus sort.)
Per-