SCENE VIII
Les Mêmes, moins LOUISANNE. ”
Eh bien, Valonlin, où en êtes-vous?
VALENTIN
„ J suivi le conseil de M. Rodolphe; j’ni fait ma cour, ou plutôt J ai dit tout ce que j’ai d’amour et de dévouement dans le cœur ! Ah ! monsieur le chevalier, quelle a de grâce et de bonté! je IV doro^.. et jo ne sais si je m’abuse, mais je no crois pas lui être indiffèrent. r
SAINTE-AMARANTE
Allons, tant mieux. ( Bas A Rodolphe.) Jo viens do lui donner un coup de Jarnac.
RODOLPHE, à part.
la tête n'yetl plus.\(Mattéo entre par la deuxième porte à droite , une lettre à la main.]
mattïîo. *
De la part de madame la comtesse.
3UNTK-AM AF1ANT R, virement.
Donnez, jo sais ce que c’est.
( Matlio sort par la mime porte.) rodolpbk, à part, pendant que Sainte- A marante lit.
Il reçoit son camouflet.
saiktr-amaiuntr, arec mystère.
Mes enfants, Antonia sera enlevée cette nuit.
RODOLPHE
Pas possihlo !
Quand je me mêle do quelque chose...
Rodolphe, à part.
Co vieux Méphistophélès !
VALENTIN
Enlevée, Antonia? ot par qui?
RODOLPHE
Parbleu ! je vous le donne en cent.
SAINTE-AMARANTE
Remerciez votre onclo, heureux coquin.
RODOLPHE
Hein?
SAINT E-ANARANTB.
Oui. que dis-tu démon système? Je t’a vais bien dit que lu serais élonné des résultats.
RODOLPHE
pardon, je no comprends pas.
SAlNTE-AM IRAKTB.
J’ai écrit une lettre en ion nom h Antonia, et voici sa réponse.
RODOLPHE
En mon nom? CcUo lettre que vous écriviez tout à l’heure.. .. où vous proposiez à Antonia do l’enlever...
SAlJrTB- AMARANTE.
Je l’ai signée Rodolphe ! Viens dans mes bras.
. Mais c’est un faux!
SAINTE-AMARANTE
Ah bah ! ta signature m’a souvent coûté assez cher pour que j’en dispose une fois.
VALENTIN
Est-il possible qu’elle se soit jouéo de moi à co point 1 {Il prend la lettre des mains de Sainte- A marante et lit.) «J'accepte, M. Rodolphe, et je serai prête à partir avec vous . b
RODOLPHE
Partir avec moi I nous verrons.
SAINTE- AMARANTE
Comment! nous verrons; c’est tout vu.
RODOLPHE
Je trouve plaisant, c’est-h-diro je trouvo irès-dcplaisani que vous disposiez de moi sans me consulter.
VALENTIN
Monsieur Rodolphe, si vous enlevez la comtesse, vous m’en rendrez raison.
RODOLPHE
Soyez tranquille... je ne l’onlèverai pas.
SAINTE-AMARANTE
QuVst-ce que c’est? Yous l’enlèverez et vous en rendrez raison b Valentin. •
RODOLPHE
Ali 1 c’est trop fort!
SAtNTR-AMARANTE.
Est-ce quo vous croyez avoir mon héritage sans le gagner ?
RODOLPHE
Jo l'ai assez gagné comme cela, il me semble.
SAIS! K OUIIOTF,
Je ne vous ai jamais vu h Pauvre, mon bon ami. Vous m'avez montré des poignards, des bio taquins, loul cela esi bel el bon; mais...
RODOLPHE
Soupçonneriez-vous ma casseiie do déloyauté î
SAINT K- A 11 AR.ANTK.
Je ne m’exp’ique pas... Enlevez la comtesso, el jo crois lout, sinon jo icfais mon testament.
hodolphk, à part.
Il le referait, comme il lo dit.
. SAIN tfi-AMARANTE.
hlcs-vous décidé ?
Songez, monsieur Rodolphe, que vous aurez h m’on rendre rai. son.
SAINTE- AM AlUNTK.
Oui, quand il aura lue lo comte.
RODOLPHE
Mais si j’enlevo co soir la comtesse, qui est-ce qui tuera demain le petit baron ?
SAI.1TK-AMAr.Aftl R.
Il s’en passera.
rodolphf, à pari.
II a réponse a tout.
SAI1TK-AMAIUNTE.
Tu enlèveras?
RODOLPHE
Mais...
SAIKTI-AMARANTR.
Rcndcz-moi mon testament.
RODOLPHE
J’enlèverai.