SCÈNE XVI
ROSE, FOEDORA.
ROSE
Un pareil changement!... Oh! non, c’est impossible !
FOEDORA, avec ironie.
Vraiment ! vous croyez ça, la belle?
ROSE
Il vous aime, lui... Médard?
FOEDORA.
Qu’y a-t-il d’élonnant?
ROSE
Et ce soir... vous irez ensemble au bal?
FOEDORA.
• Certainement, ma petite; vous pouvez y aller de votre côté avec M. Anatole ou M.Camnsot.
ROSE, étonnée.
Comment?
FOEDORA, avec dépit.
Ah! ça m’est fort égal, je vous assure... Et pourvu que Médard soit mon cavalier...
ROSE
Votre cavalier?...
FOEDORA.
Vous me prenez bien des adorateurs, il est tout simple que je prenne le vôtre.
ROSE, à part, aveo émotion.
Ah! mon Dieu, je n’avais pas pensé à ça, moi!... (Haut.)
Air : Chanson de Fortunio.
Quoi! je serais votre rivale?
Ali ! c’est affreux !
La partie est même inégale Entre nous deux.
Lorsqu’on a comm’ vous à revendre Des soupirants,
Saus peine on peut s’eu laisser prendre De temps en temps.
Mais j’ u’en ai qu'un dans tout 1’ village,
El c’est pourquoi
J’ voudrais toujours, et sans partage,
L’ garder pour moi !
' FOEDORA.
Qu’un amoureux? Allons donc! cela vous plaît à dire! Et M. Camusot? et M. Anatole?