SCÈNE Yf
FOEDORA.
Air : Qu’il est flatteur d'épouser celle.
ANATOLE
Des pantoufles...
FOEDORA.
Qu’en son absence Je brod' pour mon futur Marcel.
Ce travail, rempli d’innocence,
Me distrait...
ANATOLE
Fortuné mortel !
D’exercer cette main céleste,
Qu’il est, pour lui, flatteur et doux !
Il est né coiffé, je l’atteste,
Celui qui s’ra chaussé par vous !
. ROSE, reparaissant à gauche, et à part*.
Ensemble !
FOEDORA.
Jeune homme, voilà de la galanterie.
ANATOLE, avec chaleur.
Dites la pâle expression de mes sentiments... Et, ce matin encore, mon bouquet a dù vous prouver...
FOEDORA, étonnée.
Votre bouquet?
ROSE, qui' regardait à gauche, s’avançant.
Ma marraine ! ma marraine !...
ANATOLE, à part.
Quel ennui!... toujours dérangé!
FOEDORA, avec impatience, se levant.
Quoi? qu’y a-t-il encore?
ROSE
V’ià M. Camusot qui passe devant la porte.
FOEDORA.
Eh bien, laisse-le passer, cet homme !
ROSE, à la porte de gauche.
Entrez, entrez, monsieur Camusot... ma marraine sera charmée de vous voir.
FOEDORA, h part.
Hein ! qu’est-ce qu’elle dit donc ?
* Rose, Anat. Fœd.