‹ La chaste princesseChapitre 8 sur 27 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

agésilas, cœuillant des /leurs.

Tendres et vives fleurs dont brille ce parterre, Souffrez que je vous fasse abandonner ces lieux.

Je vous arrache de la terre Pour vous élever jusqu’aux cieux.

Tant que durerait le printemps Des jardins émaillé* vous seriez la parure,

Mais ne vaut-il pas mieux l'être quelques instans Du chef-d’œuvre de la nature?

Je sçais que vous quittez les aimables zéphirs El je m’aperçois bien que ce n’est pas sans peine, Mais v^us sentirez des soupirs Plus doux cent fois que leur haleine.

Je vous prive, il estvrai,dcs regards pleins de feux Du grand astre qui nous éclaire,

Mais dans les yeux qui m’ont su plaire Pour un soleil perdu vous en trouverez deux.

Je l’apperçois venir cette plus que mortelle,

Quels ravissons appas ! ah morbleu, qu’elle est belle ! Je cède à tant d’attraits et dans cet heureux jour Je ne vois, je n’entens, je n’haleine qu’amour.

AGATHE

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