ACTE QUATRIÈME
femme. Et maintenant, Monsieur, tenez-vous h savoir pourquoi je me livre en votre faveur à ce léger espionnage?
JOSSA.N
J'y tiens absolument.
LUCIENNE
D'aborJ, c'est parce que, en confiant votre procès à Monsieur de Méray vous lui rendez un grand service et à moi aussi, par conséquent, puisque Monsieur de Méray et moi nous voulons nous marier, et que ce-la facilitera peut-être notre union.
JOSSAN
Je me suis adressé à Monsieur de Méray, parce que c'est un avocat de grand talent.
LUCIENNE
Vous n'en savez rien puisque vous ne l'avez jamais entendu plaider et qu'il n'a pas une grande réputation. Vous lui confiez votre
procès, au risque de le perdre, par sympathie pour moi, je l'ai parfaitement deviné.
JOSSA>'
C'est vrai, pourtant, que j'ai beaucoup de sympathie pour vous.
LUCIENÎS'E
Je n'ai même pas deviné que ça.
" Et qu'avez-vous deviné encore?
LUCIENNE
Qu'on essayait de nous marier et que cette idée ne vous allait pas du tout...
JOSSAN
Permettez, Mademoiselle...
LUCIENNE
Mais c'est tout naturel. D'ailleurs, moimême, quoiqu'il n'y ait pas une jeune fille qui