ACTE QUATRIÈME
çurtout malheureux. J'aime mieux avoir aîTaire à un homme comme votre neveu qu'à un hypocrite ou à un poltron.
LA BALDIÈRE
Il n'est ni l'un, ni l'autre, c'est vrai. D'ailleurs, j'ai remarqué qu'il n'a pas l'air bien fier de ce qu'il a fait, ce Monsieur.
JOSSAN
Et pour nous résumer, puisqu'il me cherche, et qu'il finira nécessairement par me trouver, autant lui épargner la moitié du chemin. Maintenant, voici comment nous allons opérer. Vous êtes censé ne rien savoir, n'est-ce pas?...
LA BAUDIÈRE
Rien du tout.
JOSSAN
Eh bien! Vous nous présenterez l'un à
l'autre cetle après-midi, à la première occasion, aussi naturellement que vous l'auriez fait si nous nous étions rencontrés chez vous, par hasard. Il sait que je suis ici, il ne s'éloignera pas. Nous verrons bien ce qui arrivera.
LA BAUDIÊRE
C'est peut-être, en effet, ce qu'il y a de mieux. Faisons-nous notre partie de billard en attendant?...
JOSSAN
Tout à l'heure. J'ai rendez-vous avec Thérèse. Elle va venir embrasser son enfant. Elle sera très calme, je lui ai fait la leçon.
LA BAUDIÊRE
Moi^je vais profiter de cetle histoire qui me donne barre sur ma femme pour marier Lucienne avec notre jeune avocat, et avec une autorité et une énergie dont la pensée m'amuse d'avance.