ACTE U
PIED-DE-CHEVAL
Ah! je vois ce que c’est ! je vois ce que c’est. ..
PETITl’ATAPON .
Mais elles pincent toujours. .. et très-fort. . .
PIED-DE-CHEVAL
Attendez. . . attendez. . . {Il va loucher le buisson. Petilpatapon retire sa main.)
Ahl enfin !. . .
PIED-DE-CHEVAL, fiant.
Les écrevisses sont très-fùlées. .. très-fûtées ^ . . elles sont pleines de malice !
i PIMPONDOR.
Et à qui avons-nous l’honneur de parler ?
FI ED- DE-CHEVAL
A Pied-de-cheval, à une huître... je suis une huître de la plus forte espèce. C’est étonnant que vous ne vous en soyez pas aperçu à ma conversation.
PIMPONDOR.
Vous êtes une huître, monsieur?
PETITPATAPON.
Et moi qui les adore !
pied-de-cheval, lui serrant la main.
Vous nous aimez, merci!... Mes semblables sont donc bien reçus parmi vous ?
PIMPONDOR.
Ohl parfaitement; chez nous vous avez accès dans tous les palais !
PIED-DE-CHEVAL
Aimable hospitalité !
PIMPONDOR.
Et par douzaines encore !
riED-DE-CHEVAL.
Oh ! que c’est bien de votre part.... Que disait donc le père Clovisse, qui prétendait que les hommes nous considéraient comme les hors-d’œuvre de la création... cela n’est donc point?
PETITPATAPON.
C’est-k-dire que vous êtes le chef-d’œuvre de la création... (à part) avec du gros poivre et du citron...
PIMPONDOR .
Ne pourriez-vous, chère huître, nous dire par quel moyeD
nous - pourrions remonter chez nous, car nous ne sommes pas ici dans noire élément?...^ ^
C’est vrai... et j® Jqîè grospoisson...
au fond un gros requin.) ■ «
PETITPATAPON.
11 a raison... Tenez!... voilà un requin qui passe là-bas... nous sommes croqués!... Non ! il ne nous a pas vus... il passe son chemin...
PIED-DE-CHEVAL
Oui... c’est un requin très-distrait... je le connais.., et puis il a la vue basse.
P1MPONDOR.
Nous sommes sauvés 1....
PIED-DE-CHEVAL
Pas encore... car en voici d’autres, et j’aperçois en outre les coquillages, qui n’ont pas l’air caressant du tout.