ACTE II
Pour nous, moment suprême I A notre sort nous échappons.
Enfin nous respirons,
Notre malheur était le même Et nous en réchappons,
Nous revenons... nous reparlons!
Elles s’éloignent en courant.
PETITPATAPON.
Fichtre ! comme elles rattrapent le temps perdu !
FINE-OREILLE
Il me semble entendre au loin un cri sauvage.
petitpatapon, effrayé.
Oh 1 c’est lui ! c’est le dragon qui arrive.
fidèle, à Fine- Oreille.
Peux-tu calculer la distance qui nous sépare encore de lui? fine-oreille.
Deux lieues environ... mais il marche vite, car le cri devient de plus en plus distinct.
FIDÈLE
Allons, mes amis, nous voici sur le champ de bataille !
PETITPATAPON. ,
Je ne suis pas fou de cette entreprise ; un dragon... c’est trèsmalin...
BOUFFELABALLE.
S’il ne s’agissait que de le manger cuit au court bouillon... je n’en ferais que quelques bouchées...
TRINQÜEFORT.
Quant à moi, je ne puis le boire.
BOURRASQUE
Et j’aurai beau enfler mes poumons, mon souffle glissera sur ses écailles...
PETITPATAPON,
Ah bah 1 allons-nous-en... et puis, il fait très-froid ici... j’ai le frisson...
, fidèle. ,
Poltron !
PETITPATAPON.
Eh bien, oui... j’avoue que j’aimerais mieux avoir à combattre tout un régiment de cuirassiers, que ce dragon tout seul...
FIDÈLE
Mes amis, ne doutez ni de vous ni do moi...
Voici Fend-l’Air. Je l’attendais I
FINE-OREILLE
FIDÈLE